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C’est une déclaration du Congrès académique des vacataires de l’Ucad qui fait froid dans le dos. Intitulée «Alerte pour non-paiement des émoluments du premier semestre 2019», elle relate le «manque de considération dont nous sommes l’objet», après avoir effectué le travail académique. «Nous avons fini les enseignements, rendu toutes les notes, entamé et terminé pour certains d’entre nous les enseignements du premier semestre sans que nous soyons rentrés dans nos droits. Aucun enseignant vacataire, dans aucune faculté, n’a perçu son salaire du second semestre, soit maintenant sept mois d’arriérés», explique les vacataires dans un communiqué. Ce n’est pas une nouveauté : «C’est une situation qui se répète, qui tarde à être résolue et qui est inacceptable. Nous payons le transport, achetons le carburant, multiplions des supports et ne ménageons aucun effort pour le bon déroulement des activités pédagogiques. Nous sommes conscients qu’on nous exploite, car constituant les 2/3 du personnel enseignant. Nous devrions faire l’objet d’un traitement plus honorable.»  C’est un appel lancé aux ministres des Finances et de l’Enseignement supérieur pour entrer dans leurs fonds dans les «plus brefs, sinon nous prendrons des mesures légitimes pouvant aller jusqu’à la suspension des enseignements, au boycott des évaluations du second semestre et à la rétention des notes».

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