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Le non-respect de certains points de revendications de la Coor­dina­tion campus de Thiès du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) est «une stratégie du pourrissement». C’est la lecture faite par la dite coordination. Face à la presse hier, Mamadou Tandian Diaw, Secrétaire général du Saes, tient Mme le Recteur, Professeur Ramatoulaye Diagne Mbengue, pour responsable des perturbations qui peuvent en découler.

L’année universitaire, qui vient de redémarrer après la crise sanitaire du Covid-19, risque d’être agitée à l’Université de Thiès (Ut). La Coordination campus de Thiès du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes), face à la presse hier, avertit sur «les risques de perturbations dans le fonctionnement de l’espace universitaire de Thiès suite au non-respect de certains points de revendications». Mamadou Tandian Diaw dénonce : «Le campus de Thiès était caractérisé par sa stabilité, malheureusement, depuis l’arrivée de Madame le Recteur, Professeur Ramatoulaye Diagne Mbengue, les problèmes se sont exacerbés et les démarches entreprises par les partenaires sociaux que nous sommes pour régler ces difficultés sont classées sans suite».
Le Secrétaire général de la Coordination campus de Thiès du Saes argumente : «le 24 janvier 2020, notre coordination avait déposé auprès de Mme le Recteur, un préavis de grève pour attirer son attention sur le fonctionnement de l’Ut et le recul observé sur les acquis de la coordination. Au lieu de mettre à profit la période de pandémie et d’ouvrir des négociations pour trouver des solutions aux problèmes posés, Mme le Recteur a tout simplement préféré ignorer nos points revendicatifs, malgré nos multiples rappels, et opté pour la stratégie du pourrissement. Un comportement inadmissible envers ses collègues et partenaires pour la construction de l’Ut», charge le syndicaliste qui s’émeut, «l’attitude de Mme le Recteur et de ses services qui s’activent à pousser les enseignants vers la grève en ignorant leurs préoccupations en cette période délicate d’une année universitaire atypique dépasse la raison». C’est tout le sens d’ailleurs de leur sortie pour, dit-il, «faire part à l’opinion publique nationale et internationale de certains de nos points de revendications qui pourraient empêcher le fonctionnement de l’Ut et dont la seule responsable est Mme le Recteur et certaines hautes autorités du ministère de l’Enseignement supérieur». Il s’agit, estiment Mamadou Tandian Diaw et ses camarades, de 14 points, «tous importants pour le bon fonctionnement de l’Ut et l’équité dans la gestion du personnel», inscrits dans une plateforme revendicative. Ils citent : «Le recrutement sans délai des 20 postes de Per octroyés par le ministère dont le budget a été voté depuis janvier 2020, aussi le transfert sans délai de la gestion du paiement des vacataires aux établissements, le retour sans délai de la gestion des projets aux établissements et le paiement de toutes les sommes dues et en particulier des voyages d’études.»
Les syndicalistes exigent aussi «la livraison sans délai des infrastructures de l’Ut, la prise en charge médicale du personnel, la mise en œuvre de la nouvelle gouvernance des universités publiques, le paiement de toutes les sommes dues aux responsables pédagogiques de l’Ecole doctorale et aux responsables de filières des différents établissements». Et ceci, sans compter «le partage de tous les documents relatifs à l’avancement des Per, la finalisation du processus de recrutement du conservateur de la bibliothèque de l’Ensa, l’audit de tout le personnel de l’Ut et de leurs salaires, la mise à notre disposition des copies de tous les plans des constructions de l’extension de l’Ut», entre autres points dont «l’échange illégal des 3 ha de la Zone d’aménagement concertée (Zac) contre les 2 ha du Domaine national».
Interpellée, Mme le Recteur promet d’apporter des précisions sur la plateforme revendicative des syndicalistes.

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