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Alors que les Universités Gaston Berger de Saint-Louis et Alioune Diop de Bambey campent sur leur position initiale, celles de Dakar, Thiès et Ziguinchor ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève, satisfaites des engagements présidentiels.

Les étudiants des Universités Gaston Berger de Saint-Louis et Alioune Diop de Bambey ne ramollissent pas. Ils ont décidé de camper sur leurs positions, c’est-à-dire maintenir leur mot d’ordre de grève illimitée. C’est la preuve que la sainte alliance née de la mort de l’étudiant Mohamed Fallou Sène a volé en éclats.
Séduits par les promesses du chef de l’Etat, les Collectifs des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de Thiès ont décidé de regagner les amphis dès demain. Ils ont confirmé ce qui était devenu évident après leur rencontre très «fructueuse» avec Macky Sall qui a décidé de mettre la main à la poche pour calmer la grogne sociale. L’Université Assane Seck de Ziguinchor se décidera aujourd’hui. Probable­ment, elle suivra l’Ucad et Thiès, après le compte rendu ce matin de ses plénipotentiaires qui ont rencontré Macky Sall.
A Bambey et Saint-Louis, on minimise les engagements présidentiels qui ne satisfont pas les points «essentiels» de leur plateforme revendicative : le limogeage des ministres Amadou Ba, Mary Teuw Niane et Aly Ngouille Ndiaye et la traduction en justice du meurtrier de Fallou Sène. Pourront-ils supporter la pression ? Bien sûr, elle doit être terrible sur les épaules des Saint-louisiens, principales victimes de cette crise qui a permis de satisfaire plusieurs doléances des étudiants. Lors d’une audience avec la Coordination nationale des étudiants du Sénégal, le Président Sall a pris la décision, dès l’année 2019, de procéder à l’augmentation de la demie-bourse qui va passer de 18 à 20 mille francs, de la bourse entière qui était jusqu’ici de 36 mille francs et amenée à 40 mille francs. Les allocataires d’une bourse de 60 mille francs vont se retrouver avec 65 mille francs. Toutefois, les aides de 60 mille francs allouées aux étudiants non bénéficiaires de bourse connaîtront, cette année même, une hausse de 40 mille francs. C’était le prix à payer pour casser le mouvement unitaire et calmer la tempête qui menaçait les universités publiques sénégalaises.
bsakho@lequotidien.sn

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