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L’exploitation sauvage et clandestine des sites aurifères n’est pas compatible avec le respect de l’environnement. Alors que ces exploitants ne se soucient guère du respect de la nature, les autorités tentent de trouver la meilleure formule pour assurer la protection de l’écosystème. Grâce à la vigilance des Forces de défense et de sécurité, il a été saisi 677 kg de cyanure, 722 kg d’explosifs, 420 litres de gasoil, 4, 85 kg de mercure, 4 kg de borax, 200 kg de charbon. Ces produits devaient servir dans les sites d’orpaillage dont la plupart n’ont aucune reconnaissance légale. Ce qui constitue une deuxième hérésie. D’après des statistiques de la Direction régionale de l’environnement et des établissements classés (Dreec) de Kédougou, la région compte plus 90 sites d’orpaillage traditionnels et semi mécanisés. «Seuls les 13 sont autorisés par le ministère des Mines», précise la gouvernance de Kédougou.

77 sites d’orpaillage clandestins
Il faut savoir que les agents des Forces de défense et de sécurité qui opèrent ces saisies n’ont pas assez de connaissances pour manipuler ces produits chimiques dangereux pour la santé humaine, animale et pour l’environnement. La Direction régionale de l’environnement et des établissements classés (Dreec) de Kédougou, avec l’appui de Pettowol Mining Compagny (Pmc), essaie de mettre à niveau les agents de sécurité sur la manipulation et la gestion des produits toxiques. «Il s’agit d’une belle initiative de partenariat de renforcement de capacités de nos services en matière de gestion préventive sûre et durable des produits dangereux dans la région de Kédougou. Malheu­reusement ces activités font appel à un usage excessif sans contrôle de produits et matières dangereux tels que le cyanure. L’utilisation incontrôlée de ces produits et substances a des conséquences multiples et variées qui vont ainsi de la pollution des sols et des eaux à la contamination des êtres vi­vants», précise Djegui Ngom, adjointe au gouverneur chargé des Affaires administratives. Le chef du service régional de l’environnement de Kédougou renchérit : «il faut renforcer la capacité des acteurs pour mieux connaître les produits, les identifier et maîtriser leur dangerosité, les dispositions préventives sécuritaires à prendre relativement depuis l’intervention, le transport, le stockage et l’élimination écologique rationnelle. Pour les prochaines étapes, nous envisageons de faire des sessions de renforcement de capacités des agents qui abattent un travail de qualité au niveau opérationnel, de recueillir l’expression de besoins de chaque chef de service technique», dévoile Mamadou Bèye.

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