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C’était une éternité. 12 ans après la dernière visite d’un ministre de la Jeunesse à Bakel, Pape Gorgui Ndong s’y est rendu mardi dans le cadre des Vacances citoyennes. «Touchées» par ce geste, les populations l’ont accueilli en grande pompe malgré le contexte social difficile. Car, les jeunes de la région sont en rogne depuis plusieurs semaines à cause de l’enclavement de la zone, de l’absence de certaines infrastructures sociales de base. Ça n’a pas échappé à M. Ndong, qui a «félicité les jeunes pour leur attitude citoyenne en organisant leur marche pour de meilleures conditions de vie». Il dit : «C’est une marche légitime, reconnaît le ministre après avoir vu et pratiqué la route Tambacounda-Bakel. Cependant, le gouvernement est en train de s’atteler à la reconstruction de la route dont les travaux sont lancés. Des efforts vont être faits pour améliorer les plateaux médicaux de Bakel et de Goudiry. L’Etat est en train de prendre en charge vos préoccupations.» Un appel à l’apaisement des jeunes, qui doivent «inscrire dans leur agenda la construction d’une bonne citoyenneté, une citoyenneté saine. C’est dans la citoyenneté, que se construit de manière durable, toute chose».
Il faut d’abord régler les questions urgentes de l’heure dans cette zone en accordant plus d’importance à la santé de la reproduction des jeunes. Au Cdeps de Bakel, il a promis soutenir les Centres conseil pour adolescents pour «accompagner les jeunes». «Sur les mutilations génitales féminines (Mgf), je vous exhorte à briser le silence et à prendre à bras-le-corps le phénomène. Moi, j’ai déjà brisé le silence et j’appelle tout le monde à faire autant pour que le phénomène puisse connaitre un frein. Il faut sensibiliser, éduquer et informer les communautés pour que les violences auxquelles sont contraintes les femmes puissent arrêter», suggère-t-il. C’est le sens qu’il veut donner aux Vacances citoyennes, qui ne doivent pas seulement être des moments de loisirs. Que faire ? «Des centres de formation sont installés partout pour former et capaciter les jeunes. C’est parce que nous voulons des jeunes bien éduqués, bien formés pour disposer des aptitudes et compétences nécessaires pour développer leurs terroirs, que nous avons pensé au volet formation. D’ailleurs dans ce sens, l’Etat a beaucoup investi avec la création d’espaces numériques ouverts et d’instituts supérieurs d’enseignement professionnel et autres centres de formation professionnelle. Vous êtes la sève nourricière, l’espoir de la Nation», répète M. Ndong.
afall@lequotidien.sn

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