PARTAGER

Rufisque est entrée de plain-pied dans la campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants. La 5ème édition du Salon de l’élevage de l’Association des éleveurs de ladoums (Saladel 2018), qui a réuni près de 250 exposants, a servi de cadre pour sensibiliser les éleveurs sur cette maladie qui fait des ravages. «On profite de ce salon pour lancer de manière officielle la campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants (…) Elle va démarrer de manière officielle demain (hier dimanche) ici. L’activité va se poursuive dans les mois à venir dans les bergeries et dans les maisons», a indiqué samedi Abdoulaye Sammy Diakhaté, président de l’Adel, emboîtant ainsi le pas au ministre de l’Elevage et des productions animales qui en a fait autant le même jour à Toubacouta pour le niveau national. «La peste des petits ruminants est très dangereuse et peut décimer en un temps record le cheptel. Une fois rentrée dans une bergerie, elle peut exterminer 60 à 70% des sujets», a averti M. Diakhaté. «Notre objectif est de relever considérablement le taux de vaccination. On est en train d’y travailler, l’inspecteur départemental nous a même dernièrement conviés à une réunion sur le problème», a-t-il précisé.
Les préoccupations sur cette maladie sont réelles, compte tenu du faible taux de couverture en vaccination à l’échelle nationale. «Nous ne vaccinons au Sénégal que 20% de notre cheptel», a relevé à ce propos Khadim Guèye, conseiller technique n°1 du ministre de l’Elevage. M. Guèye qui a représenté Aminata Mbengue Ndia­ye au Saladel a encouragé les éleveurs du département à porter la sensibilisation pour une campagne réussie. Il a aussi fait savoir que le Sénégal veut atteindre à l’horizon 2025 le taux de 80% fixé par l’Organisation mondiale de la santé. «Les premiers partenaires au niveau local, ce sont les maires qui se sont engagés au sortir de l’initiative lancée le 19 mai 2016 à Matam à accompagner ce programme à hauteur de 3 millions par commune. D’ores et déjà, 74 communes se sont engagées sur 120 pour un montant de plus de 360 millions de francs mobilisés», a-t-il noté au chapitre des avancées. «L’objectif général est de promouvoir la filière des petits ruminants afin de développer la filière ovine avec l’appui au développement de l’élevage pastoral dans l’arrière-pays», a résumé le conseiller technique. Une dynamique dans laquelle les éleveurs du département se sont inscrits.
«Ce salon de 5 jours, c’est pour échanger sur les questions qui nous interpellent en tant qu’éleveurs pour voir comment améliorer l’élevage», a dit Sammy Diakhaté, mettant au nombre des contraintes, outre la peste des petits ruminants, le vol du bétail et l’absence de financement pour les éleveurs.
abndiaye@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here