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Pour cette campagne de vaccination 2016, les maladies animales prioritaires ont été la peste des petits ruminants, la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la péripneumonie contagieuse bovine, la maladie de New­castle et la peste équine. Les résultats ont montré que 2 millions 325 mille 496 petits ruminants ont été vaccinés contre la peste des petits ruminants, soit un taux de réalisation de 41% et un taux de couverture vaccinale de 21%. 214 mille 533 chevaux ont été vaccinés contre la peste équine, soit un taux de réalisation de 80% et un taux de couverture vaccinale de 40%. Pour la volaille, 1 million 681 mille 882 sujets ont été vaccinés contre la maladie de Newcastle, soit un taux de réalisation de 27% et un taux de couverture de 7%. En ce qui concerne les bovins, 1 million 735 mille 883 têtes ont été vaccinées contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine, soit un taux de réalisation de 63% et un taux de couverture de 51% et enfin 1 million 526 mille 207 bovins ont été vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine, soit un taux de réalisation de 89% et un taux de couverture vaccinale de 44%.
Même si une comparaison des effectifs vaccinés en 2015 et en 2016 montre une augmentation en valeur absolue de 82 mille 780 équidés, 826 mille 678 volailles, 1 million 017 mille 957 bovins vaccinés respectivement contre la peste équine, la maladie de Newcastle et la péripneumonie contagieuse bovine, force est de constater que les vaccinations contre la peste des petits ruminants et la dermatose nodulaire contagieuse bovine ont connu une baisse en valeur absolue respectivement de 219 mille 053 et 304 mille 811 têtes.
Cette baisse, selon certains acteurs, est liée à la période de la campagne qui a coïncidé avec la période de transhumance ou celle de la divagation des animaux, surtout ceux du Sud.
Ainsi souligne le ministre de l’Elevage et des productions animales, les résultats ne sont pas encore suffisants. «Tant qu’on n’arrivera pas à la vaccination de 80% de notre cheptel, on peut dire que nous n’avons pas une bonne santé animale. On s’évertue à arriver à ça et c’est tout un processus que nous sommes en train de développer», précise Aminata Mbengue Ndiaye. Pour mettre le cheptel à l’abri des maladies endémiques et émergentes et mieux préparer la campagne 2017, Aminata Mbengue Ndiaye a indiqué la nécessité d’adopter une nouvelle stratégie d’intervention qui est devenue une impérieuse nécessité et elle la décline en quatre piliers. Pour elle, «il faut assurer une couverture optimale du territoire national en ressources humaines  bien formées  et bien équipées». Ainsi, indique le ministre son «département a obtenu dans le cadre du recrutement 2016 au niveau de la fonction publique, 40 docteurs vétérinaires, 60 ingénieurs des travaux d’élevage et 140 agents techniques d’élevage en renforcement du personnel existant». Le deuxième pilier a trait à «la réhabilitation et la construction de parcs à vaccination afin de sécuriser les opérations vaccinales. D’ailleurs un projet visant la construction de 768 parcs à vaccination et la réhabilitation de 199 parcs vétustes a été élaboré». Pour le troisième, elle invoque «la disponibilité en quantité et à  temps des vaccins qui demeurent un point clé pour la réussite des campagnes de vaccination et enfin la communication sur la prévention contre des maladies animales sera renforcée à travers des caravanes de sensibilisation et la diffusion de support».
 abciss@lequotidien.sn

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