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Suite au licenciement jugé abusif de 58 salariés à la Grande côte opérations (Gco), les populations de Diogo, une localité à Darou Khoudoss dans le département de Tivaouane, demandent leur réintégration.

Le licenciement de 58 travailleurs à la Grande côte opérations, une société minière spécialisée dans l’exploitation du zircon, continue de faire des vagues au sein de la communauté de Diogo. Qui, à la faveur d’une journée de prières organisée dans une dizaine de mosquées, et regroupant des guides religieux, des chefs de village, des notables et des populations de Diogo, Fass Boye, Keur Allé Gaye, Mboro et Darou Khoudoss, a réagi à cette décision de l’entreprise. Et c’est pour demander leur réintégration. Selon Imam Mamadou Diop de Diogo, «22 travailleurs de Gco sont licenciés pour «faute grave» dans des circonstances déplorables à la suite d’un mouvement d’humeur le 16 juillet 2020. Aussi l’entreprise Catering International services (Cis), sous-traitante de la Gco qui gère la restauration et d’autres services, a aussi licencié 33 travailleurs. Trois délégués du personnel sont également sous la menace». Pour dire : «Le bilan est très lourd avec un total de 58 travailleurs.» Le religieux dénonce surtout leur licenciement intervenu «après leur confinement au sein de l’usine dans des conditions de logement et de nourriture insatisfaisantes pendant plus de 3 mois loin de leurs familles». S’y ajoute «la direction est restée deux jours, les 15 et 16 juillet 2020, sans leur donner à manger parce qu’ils réclamaient tout simplement de meilleurs conditions de vie ou d’être dé-confinés. C’est inadmissible», dénonce Imam Mamadou Diop. Ce dernier ne manque pas de s’en offusquer : «C‘est un licenciement intervenu sans tenir compte de la crise sociale liée au covid-19 et de l’interdiction du président de la République de licencier sauf en cas de faute lourde en cette période de Covid-19.» Et ceci sans compter «les conséquences sociales qui pèsent sur ces 58 pères de famille». Ainsi, les populations, profondément touchées, pensent que c’est juste «un malentendu entre la direction de la Gco et les travailleurs». Parce que ces derniers, disent-elles, ont consenti beaucoup «d’efforts et de sacrifices lors de la construction de l’usine jusqu’à la production». Aussi et d’exhorter «les travailleurs de respecter strictement les règles établies par l’entreprise» et par la même occasion «de solliciter vivement la direction de la Gco de bien vouloir revenir sur sa décision par la réintégration de tous les travailleurs». Egalement les populations de Diogo ont-elles demandé «à toutes les autorités compétentes de l’Etat mais également celles locales de faire une médiation dans les meilleurs délais pour la préservation de la paix et de la stabilité sociales».

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