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A l’instar de l’intégration en service public sénégalais, l’équité ou l’inclusion demeure légalement et légitimement un devoir professionnel institutionnel, qui relève naturellement du bon sens et de l’honnêteté intellectuelle. De ce fait, l’Inclusion ne paraît pas seulement une simple idée, elle reste réellement une véritable obligation morale professionnelle. En ce sens, l’Equité ne semble pas une philosophie utopique, elle devient concrètement une vraie nécessité professionnelle. C’est pourquoi dans un ministère, la valorisation du handicap visuel ne se théorise pas, elle se pratique visiblement de manière itérative.
En tant que pays démocratique et républicain, le Sénégal a volontairement ratifié par la loi 2009-30 du 02/12/2009, la Convention des Nations-Unies du 03/05/2008 relative à la promotion et à la protection des droits des Personnes en situation de handicap, d’où le droit fondamental à l’épanouissement professionnel. Egalement, il s’est institutionnellement doté le 6 juillet 2010, d’une loi d’orientation sociale relative à la promotion et à la protection des personnes handicapées. Dès lors, l’équité comme l’inclusion n’est ni un slogan, ni une devise, ni des discours à prononcer, mais devient plutôt un droit garanti par la Constitution, qui élimine toute forme de discrimination négative et de marginalisation. C’est un droit absolu et vital, que la République doit impérativement promouvoir et répandre non seulement au sein de la Nation sénégalaise, mais aussi sur toute l’étendue du territoire. En conséquence, c’est précieusement une nécessité urgente, d’avoir un mécanisme plus strict, plus bienveillant, incarné par le Chef de l’Exécutif, ainsi qu’un vigilant suivi opérationnel coordonné par le chef du gouvernement, afin que l’équité au service de la promotion du handicap sur la base de compétences au sein de l’Administration utilisatrice, devienne réellement un intéressant acquis.
En ce qui concerne les victimes de handicap visuel déjà affectées comme agents dans les ministères utilisateurs, au lieu qu’ils soient utilisés seulement pour faire valoir, de grâce c’est plus sage et plus juste de leur rendre leurs droits de s’exercer pleinement au prestigieux service de la République, car ils ont suffisamment de professionnalisme, de patriotisme, de volonté et des diplômes. En plus, la valorisation publique professionnelle du handicap surtout du handicap visuel, fait comprendre consciencieusement à l’opinion nationale, fait savoir sensiblement à la Conscience collective ou populaire, que le handicap n’est pas et ne peut pas être synonyme d’incompétence. Alors, l’un des objectifs premiers du Décret 2012-1038 relatif à la Carte d’égalité des chances signé par le président de la République le 02/10/2012, est de promouvoir l’équité en milieu professionnel ainsi que l’inclusion dans les services publics.
Justement, ce qui est très important de bien retenir, est que tout Ministère ou Service public réellement équitable et concrètement inclusif, se veut sérieusement républicain. Par conséquent, la responsabilisation de l’agent victime de handicap et l’accès prioritaire de plein droit à l’épanouissement professionnel ; la promotion du handicap visuel et la sincère pratique permanente de l’équité ; la considération humaine du handicap et l’application réelle de la justice professionnelle favorable ; la valorisation du handicap et la matérialisation effective de l’inclusion ; sont tous des vraies valeurs essentielles sacrées, que toute structure ou toute institution qui se veut sérieusement républicaine, doit nécessairement et obligatoirement incarner de manière réelle et exemplaire.
Bien que le Sénégal soit sans doute un pays de justice et de libertés, la valorisation du Handicap surtout celle du handicap visuel, demeure encore malheureusement un véritable sérieux problème en milieu public. En effet, très vulnérable à l’injustice professionnelle, l’aveugle souffre d’un manque de considération qui lui prive presque de ses droits de pouvoir mettre son expertise et son profil au profit du développement durable. Alors, honnêtement pour y remédier, l’Etat à travers son Administration centrale utilisatrice, va devoir toujours se montrer comme un modèle à suivre. Et pour cela, il faut systématiquement qu’il y ait de manière concrète et solennelle, une officielle rigoureuse prise en compte institutionnelle du handicap dans les fonctions valorisantes, dans les activités phare, dans les missions de terrain, dans les renforcements de capacités au niveau national et international, dans les projets de grande envergure, dans les séminaires de production et dans les processus de réflexion.
Grâce au rôle essentiellement fondamental qu’assure le ministère de la Fonction publique dans le recrutement chanceux des victimes de handicap professionnellement diplômés, l’Intégration publique professionnelle est devenue sûrement un important acquis majeur formel au Sénégal. Sur ce, il est maintenant de la pleine responsabilité entière des ministères utilisateurs, de bien faire de l’Inclusion publique professionnelle une réalité quotidienne sincèrement permanente. Donc, il doit s’agir là d’une promotion légale et légitime du handicap à travers la responsabilisation, la considération, la valorisation, l’utilisation optimale de compétences qui réponde efficacement aux pertinents besoins d’un digne épanouissement professionnel, sérieusement garanti.
La parfaite implication res­pon­sable et la sérieuse participation active de tout Agent en situation de handicap dans la vie stratégique et opérationnelle d’un ministère, sont de la pleine entière responsabilité juridique, législative, politique, économique, sociale et administrative de l’Etat. Les partenaires techniques et les partenaires financiers du Sénégal, ainsi que les organismes internationaux, la Société civile et les organisations non gouvernementales, doivent tous s’intéresser constamment de plus en plus à la question de la valorisation du Handicap dans l’Entreprise publique et parapublique sénégalaise.
L’inclusion et l’équité, sont des principaux fondements vitaux de toute démocratie. Les agents de l’Etat victimes de handicap sont par excellence les symboles de l’inclusion et de l’équité au sein de l’Administration publique sénégalaise, il faut bien les protéger, les promouvoir et les valoriser.
Madiagne FALL
Handicapé visuel, expert
en administration,
Agent au ministère de l’Education nationale

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