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Les 47 Systèmes financiers décentralisés (Sfd) de la région de Thiès vont bénéficier d’une ligne de crédit de 250 millions de F Cfa dans le cadre de la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri). L’annonce a été faite hier, à Thiès, par le ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, lors d’un Comité régional de développement (Crd).

Pour valoriser le secteur privé local, le ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, a annoncé hier une ligne de crédit de 250 millions de F Cfa pour la région de Thiès. Elle présidait un Comité régional de développement (Crd) dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation sur le dispositif de financement de la Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (Plasepri), un projet de l’Etat, cofinancé par la Coopération italienne. «C’est une plateforme d’appui à l’initiative locale pour une inclusion économique financière et sociale», a expliqué la ministre qui est d’avis que «la richesse d’un pays se mesure à son Produit intérieur brut (Pib)». De ce fait, a poursuivi Zahra Iyane Thiam, «il est important, si nous voulons avoir un taux de croissance durable et qui tendrait vers un taux à deux chiffres, que nous assurions une inclusion sociale et financière qui est à 40% présentement».
Dans ce cadre, elle a dit être convaincue que «dans la région de Thiès qui bénéficie quasiment de points de service de 47 Systèmes financiers décentralisés (Sfd), dont 18 ou 19 isolés, si nous avons une bonne action coordonnée et ciblée, nous pouvons effectivement atteindre ce taux d’inclusion financière». Toutes raisons qui justifient la mise à la disposition de ces structures d’une enveloppe de 250 millions de F Cfa pour l’année 2019, afin de «booster l’entreprenariat à travers le modèle de l’économie solidaire».
Sur les garanties prises pour assurer un bon remboursement des bénéficiaires, le ministre de la Microfinance a signalé : «Nous n’allons pas faire de pression sur les bénéficiaires, mais nous pouvons créer les conditions de réussite des projets parce que si nous le faisons, forcément il n’y aura pas de problème de remboursement.» Mme Thiam estime que «le problème de remboursement existe parce que justement le bénéficiaire rencontre des difficultés quelque fois qui sont dues à une certaine gestion, mais d’autres fois, ce sont des aléas naturels qu’on ne peut pas contrôler». Donc, souligne-t-elle, «à notre niveau, c’est l’équipe technique que nous mettons à la disposition du promoteur, sur toute la chaîne de valeurs, du début de l’action à la fin notamment la commercialisation, qui importe le plus. Nous mettrons l’accompagnement autour d’une équipe technique avec des agents de développement locaux sortis de nos écoles nationales qui pourront encadrer les organisations et créer toutes les conditions de réussite».
En plus de ce dispositif, poursuit Zahra Iyane Thiam, «nous mettons à travers la ligne assistance technique de la Plasepri un autre accompagnement plus ciblé». A ce titre, elle fera remarquer que le projet en est à «un taux de remboursement de plus de 90% au niveau de la première phase. Et c’est d’ailleurs pourquoi il y a eu une deuxième phase de la Plasepri que nous partageons aujourd’hui». Elle explique qu’«au niveau de la première phase, nous avons financé 580 Petites et moyennes entreprises (Pme)».
Auparavant, les promoteurs ont abordé des questions liées surtout aux «taux d’intérêt des prêts», mais également autour des «conditions d’accès». Des inquiétudes auxquelles le ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire compte trouver des solutions dans les meilleurs délais.

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