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L’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi) veut booster la valorisation énergétique de la balle de riz et du tipha. Cette innovation, d’après les experts, «permet d’atteindre une efficacité énergétique qui est aussi fonction du choix des équipements qui peuvent aider à réaliser des économies d’énergie mais aussi à rationaliser l’utilisation de l’électricité».
Mais les premiers projets-pilotes réalisés au Sénégal par exemple, ont connu quelques difficultés. Le premier frein, selon Dr Mouhamadou Tounakara, le représentant régional de Gggi couvrant l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ce sont les options technologiques. Et le deuxième obstacle est lié à l’accès aux financements. «Nos spécialistes en financement vert vont pouvoir apporter des expertises pour pouvoir accélérer cet accès à la finance climat qui n’est qu’une opportunité parmi tant d’autres, mais qui constitue un défi par rapport à ce genre d’innovation. Quand on arrive à concilier l’accès aux technologies qui puissent marcher et qui puissent être durables, à la finance climat, y compris la finance locale, ce sera un créneau qui va permettre de pouvoir lever les deux gros défis majeurs par rapport à la promotion de la valorisation énergétique de la balle de riz et du tipha», a soutenu M.Tounakara hier, en marge du Forum national des investisseurs sur la valorisation énergétique de la balle de riz et du tipha.
Co-organisé par Gggi, qui est une Organisation Intergouver­nementale, et le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural, ce forum «est une solution pour combler les gaps financier et technologique, en réunissant les financiers, les fournisseurs de technologie, les producteurs de riz, les riziers autour du gouvernement du Sénégal avec l’appui de Gggi pour développer des projets bancables». Les résultats qui en sortiront, assure Dr Tounkara, ouvriront la voie à la mise à l’échelle des options retenues et de répondre aux aspirations du Sénégal, tout en permettant à Gggi de pouvoir en tirer les enseignements pour les répliquer dans les autres pays de la sous-région.
dialigue@lequotidien.sn

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