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Interrogé sur les enfants homosexuels dans l’avion qui le ramenait de Dublin, le souverain pontife a recommandé la psychiatrie lorsque les parents décèlent leurs penchants dès le plus jeune âge.

Le pape François, qui n’avait pas évoqué les couples homosexuels et leurs enfants lors de la rencontre des familles de Dublin, s’est rattrapé dans l’avion qui le ramenait d’Irlande, mais ses propos sèment pour le moins le trouble : «Quand l’homosexualité se manifeste dès l’enfance, a-t-il dit, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans.» A noter que dans la retranscription officielle, le Vatican a retiré le mot «psychiatrie».

L’homosexualité comme une pathologie
Soigner les tendances homosexuelles semble donc une voie à explorer pour François qui fait écho à certains discours dans l’Eglise voyant l’homosexualité comme une pathologie.
Le souverain pontife a aussi expliqué qu’un parent ne devait pas condamner un enfant homosexuel, qu’il fallait dialoguer avec lui, le comprendre, lui faire de la place. «Je ne dirai jamais que le silence est un remède, a-t-il précisé. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité.»

«Qui suis-je pour juger ?»
Des mots plus conformes à son célèbre «Qui suis-je pour juger ?» prononcé déjà à bord d’un avion, il y a cinq ans, de retour des Journées mondiales de la jeunesse au Brésil. Les propos du souverain pontife ont été suivis par une levée de boucliers chez de nombreuses associations Lgbt partout dans le moment, comme la Fédération Lgbt, en France.

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