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Au sortir d’un atelier, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) avertit les autorités. Sans le respect des accords signés, point de rentrée apaisée.

Réunis autour des stratégies de lutte au sortir des élections de représentativité syndicale, les militants du Sels (Syndicat des enseignants libres du Sénégal) sont à couteaux tirés avec leur tutelle ministérielle. Fort des 12 mille 700 voix récoltées lors des élections de représentativité qui le place comme première force syndicale dans le collège du préscolaire et de l’élémentaire, le Sels a pris la décision de déposer un préavis de grève pour le mois prochain, qui coïncide avec la rentrée scolaire. D’après Sou­leymane Diallo, secrétaire général national du Sels, le motif de leur courroux réside dans «les retards inacceptables dans la mise en œuvre des accords gouvernement-syndicats de l’enseignement, mais également dans la sortie du décrêt devant titulariser les élèves-maîtres et aussi dénoncer la non-convocation de la plénière pour négocier les nouvelles préoccupations exprimées par notre organisation syndicale». Celles-ci se déclinent sous la forme «des rappels que l’Etat doit aux enseignants en termes de validation, d’intégration, d’avancement et de reclassement». Constatant que «le gouvernement, contrairement à ses engagements, n’a pas ouvert de négociations sur le régime indemnitaire», le syndicaliste se dit las du «manque de volonté politique» et assure que dorénavant le Sels va s’avérer «intraitable» avec sa tutelle. Si 2017 a été une année paisible sur le front des grèves dans le secteur, c’est au bénéfice, selon Souleymane Diallo, «d’une chance accordée au gouvernement pour mettre en œuvre les accords signés». Au regard de la non-satisfaction de toutes ses aspirations, le Sels va débuter une campagne de sensibilisation, suivie de marches à l’échelle de l’ensemble du territoire jusqu’aux débrayages, voire une «grève totale».
bdavid@lequotidien.sn  

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