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A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme, une collaboration entre l’Usaid-Neem et la commune de Sinthiang Koundara a abouti à l’organisation d’une journée de consultations médicales gratuites dans le poste de santé de cette commune. Le paquet de services offerts comportait la Planification familiale (Pf), les consultations générales, les consultations pré et postnatales ainsi que le counseling et dépistage du Vih. De tous ces services offerts, celui dont le résultat a le mieux plu à Souleymane Diarra, infirmier-chef de poste, se trouve être la planification familiale. A la mi-journée, il a renseigné : «Pour un objectif initial de 100 femmes, nous en avons reçu plus de 200. C’est énorme. Dans cette localité, la Pf est une affaire taboue. Les hommes refusent que les femmes l’utilisent. La sage-femme reçoit très peu de femmes disposées à faire de la Pf.» Pourquoi alors cet intérêt subit pour cette offre de services ? Souleymane Diarra explique : «Peut-être parce que tout est gratuit, pris en charge par notre partenaire santé, l’Usaid-Neema, mais aussi parce que la confidentialité est garantie puisque les sages-femmes présentes ne sont pas en poste ici.» La tranche d’âge qui a visité le coin-Pf est de 14 à 34, selon une sage-femme venue du poste de santé de Diaobé. L’autre mal des femmes de cette localité est la confidentialité des femmes séropositives. Selon Mme Ramata Sall, point focal de l’Association des juristes sénégalaises à Kolda, qui animait une causerie à l’occasion de cette journée, «les hommes ne respectent pas le droit à la confidentialité des femmes séropositives : toute la famille est informée, même les coépouses. Elles sont alors stigmatisées et peuvent même se donner la mort, alors que le droit à la confidentialité en matière de santé est une disposition législative».

akamara@lequotidien.sn

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