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On l’avait écrit dans ces colonnes. La pluie constitue un obstacle certain pour le déroulement normal des cours en plein hivernage. Ce vendredi matin, une pluie matinale, de 8 heures à 10 heures, a empêché enseignants et élèves de sortir de la maison pour aller dispenser ou recevoir des cours. Cependant il y a des écoles plus chanceuses, comme Moulaye Siranding Baldé de la ville de Vélingara. «La pluie a commencé tardivement. Mais on a tout de même fait cours», a noté Alassane Diao le directeur. Ce qu’il n’a pas dit ; c’est que la qualité d’écoute pour les enseignements/apprentissages devait être médiocre, du fait du bruit des gouttes d’eau sur des toitures en tôles, car après une courte pause la pluie a repris, drue.
Au collège d’enseignement moyen de Kandiaye, un professeur d’anglais, M. Basse, a informé : «Nous nous apprêtions à faire cours avec moins de la moitié de la classe quand la pluie a commencé. Des élèves s’étaient abstenus de se déplacer à cause des gros nuages qui s’étaient amoncelés dans le ciel. Nous avons arrêté un moment puis les enseignements ont recommencé, avec peu d’enthousiasme.»
Un professeur du lycée Chérif Samsidine Aïdara a posté sur sa page Facebook : «La pluie m’a empêché d’aller faire cours ce matin. A qui la faute ?»
A rappeler que dès le premier jour de la reprise, le 25 juin, la nature s’est signalée par une pluie matinale, empêchant maints acteurs de se déplacer. Puis le samedi 27 juin. Idem pour le mardi 30 juin. Et enfin ce vendredi 3 juillet. Toujours des pluies matinales. Si ce ne fut pas un black-out total sur les cours, ils ont par contre été bien perturbés, diminuant, du coup, le crédit horaire hebdomadaire réellement dispensé.
C’est dire qu’à ce rythme, les élèves des zones pluvieuses pourraient être défavorisés par la nature quand viendra l’heure de l’évaluation finale dont les épreuves sont uniformisées à l’échelle nationale.

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