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Toumany Kamara président du Mouvement national des handicapés républicains

La Fédération des associations de personnes vivant avec un handicap de Vélingara, située dans le Sud du Sénégal, n’a pas eu recours à un cabinet de consultance pour se faire identifier des niches d’emplois possibles adaptées à leur état physique. Elle l’a fait elle-même à l’occasion d’un «Forum sur l’employabilité des personnes vivant avec un handicap». Ledit forum s’est déroulé, dans la salle des délibérations de  la mairie de Vélingara en présence de l’adjoint du préfet du département, Ousmane Dié­dhiou, du Secrétaire général de la commune, Mamadou Bâ, du chef du service de l’action sociale, M. Thiaré, du président régional de Kolda des fédérations d’associations de handicapés, Boubacar Baldé, des représentants de la Société civile et d’une centaine de membres de l’association traînant des handicaps divers. Tidiane Baldé, président départemental des associations de personnes vivant avec un handicap, campe le débat : «Jamais rien pour nous sans nous, est notre devise. Comme on tarde à mettre en place ou à appliquer toutes ces mesures salutaires pour la promotion de nos droits à un mieux-être, nous avons pris l’initiative de réfléchir sur les possibilités de notre employabilité sur place, en entendant l’Etat sur la mise en place  effective du fonds de soutien aux projets et programmes des personnes vivant avec un handicap.» Boubacar Baldé, le président régional des handicapés, ajoute : «Nous voulons quitter la rue, gagner dignement notre vie et contribuer au développement du pays. Un pays ne peut se développer en ignorant 15% de sa population. Ailleurs en Europe, les personnes vivant avec un handicap sont appelées «personnes autrement capables» pour ouvrir la voie à une possibilité d’activité professionnelle.» Ainsi après les communications et débats, Boubacar Baldé a noté les emplois possibles : «Les emplois disponibles au niveau de la Loterie nationale Séné­galaise (Lonase) peuvent revenir aux personnes handicapées, les collecteurs municipaux, tous les postes de vente de tickets. Pour tous ces postes, des quotas doivent être accordés à la fédération.» Il poursuit, en parlant de l’auto-emploi, en estimant qu’il «est possible que des mo­yens soient donnés à nos membres pour exploiter les terres aménagées dans la vallée de l’Anambé en association avec leurs proches». Boubacar Baldé a dénoncé le fait que les collectivités locales, tout en prévoyant des budgets sociaux et en n’associant pas les personnes handicapées  dans leur utilisation.
akamara@lequotidien.sn

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