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Du 16 au 31 août dernier, le Conseil départemental de la jeunesse de Vélingara a déroulé un programme de Vacances citoyennes «sans gros moyens», consistant à nettoyer, reboiser et former. Une initiative qui demeure une alternative aux Vacances citoyennes jugées «folkloriques» du ministère de la Jeunesse.

Les Vacances citoyennes organisées par le ministère de la Jeunesse sont dans leur «format politicien, budgétivore et folklorique». C’est la conviction du Conseil départemental de la jeunesse de Vélingara qui a concocté pour ses membres un programme de vacances «plus citoyen, plus utilitaire et plus volontariste». Son président Ismaïla Mané et son équipe de jeunes filles et garçons ont aussi troqué au courant de la deuxième quinzaine du mois d’août dernier plumes et godasses contre houes, râteaux, fourches, creusoirs et balais pour nettoyer, assainir, planter des arbres et se former.
Dans l’arrondissement de Pakour, tous les jeunes des 3 communes (Pakour, Wassadou et Paroumba) se sont aussi retrouvés au chef-lieu d’arrondissement pour nettoyer tous les lieux publics, à savoir la grande mosquée du village, le poste de santé, la sous-préfecture et la gendarmerie.
Dans la commune de Kandia, les jeunes en vacances ont planté des arbres dans le centre de formation professionnelle en construction avant de se rendre à Kandia pour nettoyer la mosquée dudit village et procéder au remplacement du président du Conseil communal de la jeunesse, démissionnaire.
Ce n’est pas tout. Le village de Némataba a également eu l’honneur de recevoir la caravane des jeunes qui ont formé une cinquantaine d’autres en «leadership et développement personnel».
Commentant ce programme, le président Mané a noté : «Nous avons voulu coller aux préoccupations de l’heure de la Nation et des autorités étatiques, c’est-à-dire premièrement répondre à l’appel du chef de l’Etat souhaitant avoir des localités propres. Et cela doit passer par les jeunes. Secundo, inculquer une conscience écologique aux jeunes pour se préparer à contrer la dégradation de l’environnement et faire face au dérèglement climatique. Et enfin aider les jeunes à révéler leur identité, éclore leur talent, vaincre certaines timidités et puis les rendre capables de transformer positivement leur environnement.»
Pour dérouler ces activités, le Conseil de la jeunesse a reçu une subvention du Conseil départemental, collectivité territoriale.
akamara@lequotidien.sn

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