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Vélingara est la quatrième étape d’une tournée du secrétaire général national de la Cnts/Fc dans les régions sud et sud-est du pays. Dans le Fouladou, les transporteurs très impactés par les mesures préventives contre le Covid-19 sont venus en masse rencontrer Cheikh Diop pour lui exprimer leurs problèmes du moment, notamment le très faible appui reçu de l’Etat dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale. Selon ces routiers, le  programme de renouvellement du parc automobile semble ne concerner que Dakar. Touché par ces confidences, le secrétaire général de la Cnts/Fc, qui leur a manifesté sa solidarité, se dit prêt à engager la réflexion et le combat, s’il le faut, pour la satisfaction de leurs doléances.

Le transport en commun des passagers a été l’un des secteurs les plus affectés par les mesures préventives pour contrer la propagation du Covid-19. Malheu­reu­sement, l’appui que l’Etat a remis aux transporteurs a été mal réparti entre les différentes localités du Sénégal. Et Vélin­gara a reçu la portion la plus congrue, selon le secrétaire général départemental du Syndicat des transports affilié à la Cnts/Fc (Confédération des travailleurs du Sénégal/Forces du changement). Recevant Cheikh Diop et des leaders syndicaux affiliés à la Cnts/Fc, en tournée dans les régions sud du pays, Ousseynou Sène ne mâche pas ses mots : «Nous avons été durement touchés par le Covid-19. Cette pandémie à mis à genou le secteur du transport dans la région. Malheureusement, nos attentes par rapport à l’appui de l’Etat ont été déçues. Nous avons reçu, tout au plus, 10% du montant que nous attendions. C’est pourquoi certains chauffeurs, n’ayant plus espoir dans secteur du transport, ont tenté l’émigration irrégulière.» Très remonté, M. Sène enchaîne : «Notre parc automobile est l’un des plus vétustes du Sénégal. La grande majorité des véhicules qui circulent ici sont plus âgés que leurs conducteurs. Malgré cette réalité, nous n’avons pas bénéficié du programme de renouvellement du parc de transport en commun. Un programme qui semble ne concerner que Dakar.» Il sollicite un soutien plus conséquent de l’Etat pour relancer leurs activités et surtout aider à renouveler le parc dont la vieillesse des engins est responsable de la plupart des accidents de la route.
En réaction à ces doléances, Cheikh Diop exprime sa solidarité à l’endroit des transporteurs et informe être en contact avec certains leaders syndicaux du secteur avec lesquels des projets sont en train d’être cogités. Mais il est embarrassé par le désordre qui règne dans le secteur. «Vous n’êtes pas organisés. Vos actions syndicales sont comme une bagarre de rue. La bagarre de rue rebute. Vous n’êtes pas dans le combat organisé. Vous voyez, le combat de lutte dans une arène est aussi une bagarre. Avec les mêmes coups, le croc-en-jambe. La différence réside dans la bonne organisation dans l’arène, qui attire et inspire respect. Vous n’avez même pas un compte bancaire commun dans lequel on pouvait virer votre appui. Mais nous réfléchissions à une forme d’organisation du secteur avec certains de vos leaders.»

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