PARTAGER

La fièvre aphteuse menace gravement les bovins du département de Vélingara. En 2 mois de prévalence de cette maladie virale très contagieuse, les techniciens de la santé animale ont comptabilisé 213 veaux morts pour 5 000 sujets malades. Dans un bulletin en date du 30 août passé, produit par le Service départemental des travaux vétérinaires, il est fait mention : «La population bovine sensible à la maladie est de 150 mille. A la date du 30 août, 5 000 bœufs sont déclarés malades et 213 sont morts.»
Selon toujours ledit bulletin, toutes les localités du département sont concernées. Et l’arrondissement de Pakour, frontalier aux 2 Guinées, en a payé le plus lourd tribut. Selon un auxiliaire de la santé animale basé dans la zone, les communes de Paroumba, Pakour et Wassadou ont perdu en tout 136 veaux. La source précise : «Ce sont des cas signalés auprès de l’agent technique d’élevage de la localité, Boubacar Diallo. Certainement, plusieurs autres mortalités ne sont pas comptabilisées.» La maladie a la particularité d’être plus fatale aux veaux qu’aux adultes.
Malheureusement, la situation est loin de connaître une accalmie. Il n’y a pas de vaccin et les antibiotiques utilisés pour éviter les infections secondaires sont en rupture. «Aucune pharmacie du département ne possède, à cette date, un seul flacon des différents produits utilisés pour traiter la maladie», a informé Aliou Guèye, inspecteur départemental du Service des travaux vétérinaires. Cela, même si «l’Etat a mis à disposition au total 120 flacons de différents produits pour tout le département. Ce qui est loin de couvrir les besoins. On a traité gratuitement les sujets malades. Seul le déplacement de l’agent est à la charge de l’éleveur», a précisé M. Guèye.
La fièvre aphteuse provoque des lésions nasales, buccales, «podales» qui provoquent des vésicules. Il existe 7 souches de la maladie et le laboratoire national d’élevage et de recherche vétérinaire a confirmé que c’est le sérotype O qui sévit dans le Fouladou.
akamara@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here