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Le ministre de la Jeunesse Mame Mbaye Niang ne verra aucun jeune l’accueillir lors de sa prochaine visite à Vélingara dans le cadre des vacances citoyennes, si du moins les projets validés des jeunes ne trouvent toujours pas de financements.

108 projets de jeunes du département de Vélingara, sud du Sénégal, sont jugés bons par le Projet d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes (Papejf), mais ne trouvent toujours pas de financements malgré les engagements pris par le ministre Mame Mbaye Niang lors des précédentes éditions des vacances citoyennes. Les jeunes, à travers le Conseil départemental de la jeunesse (Cdj), semblent en avoir assez et ont mis en demeure le ministre de la Jeunesse pour diligenter la libération desdits financements avant sa prochaine tournée dans la localité, dans le cadre des vacances citoyennes. Sinon, «Mame Mbaye Niang est libre de faire le déplacement à Vélingara, mais il ne verra aucun jeune pour l’accueillir et l’écouter». C’est le président du Conseil départemental de la jeunesse, Ismaïla Mané, qui a donné cette information.
Très remonté contre le Papejf et la tutelle, il a déclaré : «Le Papejf, à sa création en 2014, s’était engagé à financer 1 000 projets à Vélingara durant ses 5 années de mise en œuvre. A nos jours, seuls 10 ont effectivement reçu des fonds, soit le 1/10 de ses objectifs initialement déclarés. Cela, à près d’un an de la fin du projet prévue en 2019.» La déception de ces leaders de la jeunesse du Fouladou s’explique par le fait qu’ils ont «fait de gros efforts pour encourager les jeunes à faire des projets bancables par des sensibilisations dans tous les coins du département, mais aussi en trouvant auprès du Conseil départemental de la jeunesse un financement de 2 millions de francs pour payer des frais liés à la mise en forme des idées de projet des jeunes et des femmes. Au bout du compte, il y a eu 667 projets déposés et 108 retenus et validés par le Papejf».
En attendant, les jeunes du Conseil de la jeunesse déroulent des vacances citoyennes à leur manière. Ismaïla Mané explique : «Nous avons un champ de maïs de 5 ha qui se comporte bien. Nous avons prévu des activités de reboisement et plusieurs formations à l’intention des jeunes. C’est mieux que d’écouter les mêmes refrains de promesses jamais tenues.»
akamara@lequotidien.sn

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