PARTAGER

C’est jeudi dernier que les citoyens de Vélingara ont commencé à fréquenter la commission administrative installée à la préfecture. Mercredi, l’unique machine dans le département était à l’essai. Et ce sont les chefs de service, les employés de la préfecture et de la mairie qui ont été informés de cette phase. «Nous avons l’intention d’enrôler 100 personnes par jour, soit 50 le matin et 50 dans l’après-midi. Nous espérons que chaque arrondissement aura bientôt sa commission, et puis, à terme, chaque commune aura la sienne», a dit le préfet Abdou­rah­mane Ndiaye. Toutefois, pour la phase essai, les objectifs déclarés n’ont pas été atteints puisque toute la journée du mercredi, seuls 34 dossiers ont été enregistrés.
Pour cette journée du jeudi, les complaintes et les difficultés n’ont pas manqué. Mamadou Yaya Bâ, jeune étudiant trouvé sur les lieux à 13h, raconte avec amertume ce qu’il a vécu : «Je suis venu vers 5h du matin. Je me suis inscrit en 8ème position. C’est que, en plus des chefs de service, plusieurs autres individus sont passés parce qu’ils ont des amis dans la commission ou sont assez âgés ou portent des bébés. Finalement à quoi bon venir si tôt ?»
Une autorité administrative confie que c’est l’enregistrement manuscrit des dossiers qui est lent. «Le président de la commission le fait seul parce que cela relève de sa seule responsabilité et qu’il considère que c’est assez sérieux et sensible pour bâcler la tâche. Mais au fil des jours nous allons trouver un modus operandi pour que ce soit plus rapide», assure-t-il. C’est tellement vrai que l’opérateur trouve du temps libre pour sortir et prendre l’air, en attendant la personne suivante.
akamara@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here