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Depuis 3 ans, Enda jeunesse action déroule des activités de prévention par l’éducation et la prise en charge des enfants en situation de mobilité dans les communes de Némataba et Kandiaye, département de Vélingara. Le partenaire financier Caritas Allemagne a accepté d’accorder une 2ème phase à ce projet en intégrant la commune de Wassadou, frontalière à la Guinée-Bissau. En perspective, Enda va nouer un partenariat avec ce pays pour une plus grande efficacité de son intervention.

Le Comité départemental de protection de l’enfant, les organisations locales de protection de l’enfant et de promotion de la scolarisation des filles ainsi que les communes de Némataba, de Kandiaye et de Wassadou ont appris mardi passé qu’Enda jeunesse action a obtenu de son partenaire Caritas Allemagne une 2ème phase pour le déroulement de ses activités de lutte contre la migration non accompagnée des enfants. Et qu’en plus des communes de Némataba et Kandiaye, partenaires de toujours, le projet a intégré une nouvelle localité : celle de Wassadou. Celle-ci a la particularité d’avoir une frontière commune avec la Guinée Bissau et d’être la porte d’entrée de jeunes migrants venant du pays de Amilcar Cabral. «En perspective, le projet va nouer un partenariat avec la Guinée Bissau. Beaucoup d’enfants de ce pays entrent au Sénégal sans l’accompagnement adéquat. Ainsi, nous allons identifier les enfants en mouvement, les contrôler et les prendre en charge», a renseigné Aliou Badara Diallo, coordonnateur départemental d’Enda jeunesse action.
A rappeler que la quasi-totalité des enfants-mendiants, en guenilles, qui squattent les rues des grands centres de ce département sont ressortissants de la Guinée Bissau, soit en transit ou se sont installés le temps de la saison sèche.
Les activités de ce projet sont «la prévention de la migration précoce des enfants par l’éducation, la facilitation de l’insertion des enfants à l’école et dans des familles, la facilitation de l’acquisition de pièces d’état civil et la création d’activités génératrices de revenus pour décourager les jeunes candidats à l’émigration irrégulière».

Suivre de près les migrants de retour
La principale action en faveur des migrants de retour, généralement initiée par l’Etat et les partenaires non-étatiques, est leur insertion sociale. «On ne fait jamais attention à leur personnalité nouvelle, au changement de comportement, au nouveau look, aux types de débats qu’ils animent avec leurs amis, leurs jeunes frères et sœurs», a noté André Sambou, coordonnateur départemental du Centre conseil pour adolescents. Se faisant plus précis, il a ajouté : «Après avoir séjourné plusieurs mois ou an­nées dans un pays du Maghreb ou de l’Afrique de l’Ouest, on ne peut pas savoir dans quel environnement social et culturel le migrant vivait, quelles influences il a subies et quel degré d’influence pourrait-il avoir sur ses interlocuteurs, ses jeunes frères et sœurs etc. Ils pourraient nous valoir beaucoup de regrets et d’insatisfactions.»
Pour ce moniteur des collectivités éducatives, il est important de suivre de près ces migrants. André Sambou s’exprimait en marge de l’atelier de lancement de la phase 2 du Projet migration précoce des enfants d’Enda jeunesse action.

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