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Le projet d’appui à la modernisation des daaras ne vient pas pour changer le jeu ni les règles du jeu dans les écoles traditionnelles d’enseignement du Coran ou daara. Il vient améliorer les conditions d’enseignement-apprentissage, l’environnement du daara, de même que les pratiques pédagogiques. C’est l’assurance donnée aux acteurs des écoles coraniques du département de Vélingara par le sous-préfet de Saré Coly Sallé, Daouda Sarr. C’était lundi passé au cours d’un Comité départemental de développement (Cdd) axé sur ledit projet. Cdd auquel ces maîtres coraniques ont pris part, aux côtés des exécutifs territoriaux.
La communication de l’inspecteur de l’enseignement, Mbaye Faye, a fait un rappel de tous les projets et programmes étatiques qui ont contribué à la valorisation de l’enseignement du Coran et des sciences religieuses, ainsi que des diplômés de l’enseignement arabe. Puis M. Faye de décliner le cursus et les programmes d’enseignement dans ces daaras à moderniser. Il a dit : «Le curriculum du daara moderne se décline en 3 étapes pour un total de 8 ans. La première étape commence à l’âge de 5ans et dure 3 ans.»
Ici, l’enfant mémorise les 30 premières Hijib du Coran, et acquiert les rudiments de l’écriture en arabe et des pratiques cultuelles de l’islam. L’enseigne­ment est fait en langue locale. La 2ème étape, poursuit M. Mbaye, dure 2 ans et permet au talibé moderne de mémoriser le reste du Coran et étudie le programme en cours dans les classes de Ce1 et Ce2 de l’école publique française. Les enseignements se font en français, en arabe et en langue locale au besoin. Puis vient la 3ème étape pendant laquelle l’élève bilingue boucle le programme du cycle élémentaire formel, parachève ses études du Coran et se présente aux concours de l’entrée en 6ème et au Cfee. En cas de réussite, l’élève est orienté dans les collèges classiques ou poursuit ses études, s’il le souhaite, dans des collèges franco-arabes. Si toutefois l’enfant dépasse l’âge de 14 ans, il est orienté dans un centre de formation professionnelle.
Pour une efficacité de l’expérience, la rencontre a recommandé de faire le plaidoyer auprès de l’Etat pour prendre en charge le salaire des enseignants en arabe, de procéder à un recensement de tous les daaras établis dans un espace communal donné et puis de créer dans les écoles des Associations de parents d’élèves.
Rassuré, l’imam Abdoulaye Baldé, a dit : «Nous apprécions positivement tout ce qui est prévu pour les daaras modernes. C’est pour améliorer le fonctionnement de ces structures d’enseignement du Coran, renforcer les pratiques pédagogiques et placer les enfants dans de meilleures conditions d’études.»

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