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Le Forum civil de Kolda, en collaboration avec la Coopération Allemande (Giz), a organisé un atelier de formation en faveur des jeunes et des migrants de retour du département de Vélingara pour leur permettre d’avoir les outils nécessaires pour se positionner comme des acteurs majeurs du développement de leur terroir en travaillant à domicile.

«Vélingara est un département potentiellement riche, mais effectivement pauvre», constate un agent de développement. Pour les potentialités, il notait entre autres la bonne pluviométrie, la disponibilité de terres arables fertiles, les cours d’eau, la présence de barrages d’irrigation (celui de Niandouba et du confluent), des sociétés de développement (Sodefitex et Sodagri), l’importance de son cheptel, le marché hebdomadaire de Diaobé. Malgré ces potentialités, le département reste l’un des plus pauvres du Sénégal et un grand pourvoyeur de candidats à l’émigration irrégulière. C’est que les jeunes de la localité donnent l’air d’un aveugle ou d’un manchot assis sur une mine d’or. Ils ne semblent pas voir des perspectives d’avenir s’ouvrir à eux sur place. C’est justement pour redonner confiance à la jeunesse du Fouladou et leur ouvrir les yeux sur tout le potentiel individuel et du terroir que le Forum civil, section Kolda, partenaire de la Coopération allemande dans le cadre du projet «Réussir au Sénégal», a entamé jeudi passé un atelier de renforcement de capacités sur le thème «Leadership et développement personnel» au profit de 30 jeunes et migrants de retour. Le contenu de la formation porte sur «le leadership, le développement personnel et les relations que ces deux concepts peuvent entretenir pour enclencher un processus d’estime de soi des jeunes, fouetter la foi en leur terroir, identifier les potentialités et prendre des décisions et des initiatives allant dans le sens de travailler pour le développement de sa localité», a enseigné Moudjibou Rahmane Barry, coordonnateur du Forum civil à Kolda.
Pour Elhadji Saïdou Nourou Dia, conseiller technique Perspectives et communication à Giz, il s’agit d’un dialogue sur les perspectives, c’est-à-dire «s’appuyer sur les cultures, les potentialités économiques et sociales pour renouer la confiance des jeunes en leur terroir, permettre aux jeunes de comprendre que ce qu’ils vont chercher ailleurs, ils peuvent le trouver sur place». Les jeunes vont apprendre à découvrir de nouveaux métiers en phase avec les potentialités et les besoins de la localité. En perspective, la Coopération allemande pourrait accompagner ces jeunes dans la formation professionnelle, création d’entreprises et de startups.
akamara@lequotidien.sn

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