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Le département de Vélingara n’a plus enregistré de cas positifs au coronavirus depuis septembre 2020. Mais, le relâchement généralisé noté dans le respect des mesures barrières dans un contexte de recrudescence des cas, inquiète les autorités sanitaires. Pour maintenir le cap et éloigner le virus des établissements scolaires et de la commune, le district de santé a organisé une «session d’orientation des enseignants sur l’investigation des cas de Covid-19». Il s’agit de former les chefs d’établissement sur l’apparition des signes cliniques de la maladie, à la période d’incubation, à l’hygiène de mains, à la gestion de l’environnement scolaire, à l’isolement des cas sus­pects, à la chaîne de transmission, l’évaluation des risques et la riposte qui doit l’accompagner. «Aucune localité, aucun individu n’est à l’abri. Et il y a une recrudescence des cas», explique Dr Goumba Lô, adjoint au médecin-chef du district de Vélingara.
Face à cette situation, qui fait craindre une deuxième vague, les autorités médicales parient sur l’implication du personnel enseignant pour la sensibilisation. Il dit : «1’enseignant sensibilisé peut toucher au moins 50 personnes qui, à leur tour, peuvent toucher, chacune, un nombre important de personnes. La lutte n’est pas une affaire du seul secteur de la santé : la lutte est multisectorielle, multi-acteurs», enchaîne le médecin.
En tout cas, les enseignants et le personnel sont conscients que l’école ne doit pas être un lieu de propagation du virus. Le respect des mesures, comme le port systématique du masque et le lavage des mains, est essentiel pour prémunir l’école d’éventuels cas positifs. Par contre, c’est un pari difficile à gagner. Selon un chef d’établissement, «l’Etat n’a pas respecté sa promesse de doter chaque élève de 3 masques. Par exemple, une école qui a un effectif de 500 élèves a reçu 60 masques pour seulement des autorités scolaires. Alors que ce sont des masques qui doivent être régulièrement renouvelés puisqu’ils se détériorent au bout dune semaine. En plus, les élèves, face au déficit en tables-bancs, s’assoient à 3 et même à 4». En écho, le principal du Cem Chérif Samsidine Aïdara de Vélingara, Moussa Mboup, propose : «L’Etat ne peut pas doter chaque élève d’un masque renouvelable tout au long de l’année scolaire. Je crois que les établissements doivent aller dans le sens de supprimer des lignes budgétaires, comme l’achat des uniformes, pour acheter des mas­ques.»
Il faut savoir que le département de Vélingara «mai-septembre 2020) a enregistré 93 cas positifs au coronavirus dont 8 importés d’un pays limitrophe du département. Le district a connu un cas de décès. Depuis septembre, aucun cas n’est signalé. «Alors que  les prélèvements s’effectuent sur des cas suspects ou à la commande», déclare Dr Goumba Lô.

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