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Le projet Usaid/­Unaam kayraay, piloté par le consortium Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc), Partners global et Tostan ont réuni dans le village de Kandia, lundi et mardi passés, 38 communautés villageoises partageant des frontières communes et issues de la Gambie, de la Guinée-Bissau et du Sénégal. C’est pour échanger des expériences dans la promotion de la paix et de la sécurité et mutualiser leurs efforts au niveau transfrontalier pour prévenir et résoudre les conflits.

Kandia, un chef-lieu de commune du département de Vélingara frontalier à la Gambie, a été lundi et mardi passés la capitale sous régionale de la paix et de la sécurité. Dans cette localité se sont rencontrées 38 communautés villageoises, partenaires du Projet Usaid/Unaam kayraay (donne-moi la paix en lange diola), venues de la Gambie, de la Guinée Bissau et du Sénégal et qui partagent des frontières communes. Sous le coaching des administratifs et des facilitateurs du consortium Tostan, Partners global et la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc), ces communautés ont parlé de paix et de sécurité et des facteurs déclencheurs de conflits à l’intérieur de leurs communautés respectives, mais aussi à travers les différentes frontières. C’était sous la présidence de l’adjoint du sous-préfet de Saré Coly Sallé, Amadou Sow, qui s’est réjoui de l’initiative. Pour lui, «il est impossible de développer les terroirs sans asseoir au préalable les bases d’une paix et d’une sécurité au niveau local, puis sous régional».
Ces communautés ont reçu des sessions de renforcement de capacités sur des modules relatives à la paix, la sécurité, la médiation, la gestion et la prévention des conflits et aux facteurs déclencheurs de conflits, puis ont appliqué les leçons reçues sur le terrain pour l’avènement d’une paix et d’une sécurité au niveau local, puis transfrontalier. Au cours de la rencontre, le chef du Village de Sambandié (Guinée-Bissau), Tidiane Baldé, a noté : «Nous, chefs de village, dormons tranquilles depuis l’avènement de ce projet. Les conflits dans les ménages, entre familles, entre éleveurs et agriculteurs et entre parents et enfants (mariages forcés et précoces), c’est le comité de paix mis en place qui s’en charge. D’ailleurs, on enregistre de moins en moins de cas de conflits.» Pour les germes de conflits transfrontaliers, la rencontre a indiqué qu’ils sont liés à la coupe abusive du bois, au vol du bétail, à la gestion du foncier, au tracé des frontières, au trafic des personnes, etc.

Perspectives
En perspectives, d’après Abdou­laye Diao, coordonnateur de Tostan pour la région de Kolda, «les comités de paix dans les différentes localités seront mis en réseau pour gérer les problèmes transfrontaliers». Mieux, au cours de cette rencontre, les participants ont réfléchi sur la rédaction de conventions locales, niveau communautaire et transfrontalier, qui sont des documents élaborés de manière participative, cautionnés et signés par les autorités administratives et locales, acceptées par tous comme loi.
akamara@lequotidien.sn

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