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Ibrahima Barry, Pcd de Vélingara

4 conseillers départementaux de Vélingara avaient émis des doutes sur l’usage fait d’un montant de 122 millions de F Cfa par le président de l’institution, à qui ils ont exigé des éclaircissements. Une session ordinaire de ce conseil tenue samedi dernier, la première après ces «accusations», n’a malheureusement pas servi de tribune pour rendre compte aux conseillers et populations.

La session ordinaire du Con­seil départemental de Vélingara tenue samedi passé n’a pas répondu aux attentes des conseillers et de la population du département, relativement aux éclaircissements sur la destination réelle d’un montant de 122 millions de F Cfa, exigés par 4 conseillers. Il n’y a pas eu de débats contradictoires à ce sujet. La cause,  «les principaux accusateurs ont fui le débat», a informé le président de l’institution, Ibrahima Barry. Le conseiller Ousmane Baldé et Cie n’ont pas attendu ce point annoncé en divers. Ils ont quitté la salle avant. Le président Ibrahima Barry a informé : «J’avais donné rendez-vous aux populations et conseillers à la prochaine session ordinaire du conseil pour apporter des éclaircissements sur cette affaire des 122 millions. Il était convenu de débattre de ce problème en divers. Mais mes principaux accusateurs ont fui le débat. Ils savent qu’ils ne peuvent pas défendre ce dossier au sein du conseil. L’aveu est la reine des preuves. Le dossier est vide. Détenir une facture ne constitue pas une preuve que l’argent est décaissé. Pour décaisser il faut un mandatement signé par le res­ponsable de l’institution. Ce qui n’a jamais été le cas. C’est, encore une fois, la preuve qu’il s’agit d’une cabale politique orchestrée par le maire de Vélingara qui a peur de l’adversité.»
Le conseil, au cours de la rencontre, a voté le compte administratif de l’institution, en plus d’avoir procédé à la délibération pour autoriser le défrichement de 100 hectares dans une forêt de la commune de Linkéring. Selon M. Barry, la réunion s’est déroulée dans une ambiance bon enfant et qu’il y a «conformité entre le compte de gestion du Trésor public et celui de son institution, comme attesté par le représentant du Trésor public».

«Un débat sur les 122 millions n’a pas été inscrit à l’ordre
du jour»
La tête de file des «accusateurs» du président du Conseil départemental, Ousmane Baldé, s’est étonné que le président ait parlé de fuite dans les ondes d’une radio de la place. Pour cet ancien président de la commission des finances de l’institution, «il n’a jamais été question de débattre de la question des 122 millions. Je suis resté dans la salle pendant 5 heures d’horloge alors que je suis hémorroïdaire. Je l’ai signalé avant de quitter. Ce n’est pas sérieux».
Pour Omar Ndiaye, allié de Ousmane Baldé, «C’est blasphématoire de croire que des responsables de notre rang allons nous dérober, fuir un débat. Sil y a quelqu’un a fui le débat, c’est bien lui (le président du Conseil départemental). Comment une affaire aussi sérieuse peut être mise en divers, en l’absence de l’autorité administrative, mais qu’il sache que l’affaire n’est pas close».
Pour rappel, Un groupe de conseillers départementaux, proches du maire Mamadou Oury Baïlo Diallo, avait commis un huis­sier pour faire le constat de l’exécution sur pièces de fonds dégagés dans les années budgétaires 2016, 2017 et 2018 pour des investissements au sein des bureaux du conseil départemental, et dans les secteurs de la culture, de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de l’élevage. C’est en tout un montant de 122 millions dont ils ont cherché à localiser la destination et les destinataires. Nous voulons des éclaircissements.

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