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4 jeunes, préposés à la surveillance de jeunes circoncis, avaient été arrêtés samedi dernier suite à une tentative de sortie du masque mythique mandingue, le kankourang, frappé d’interdiction par un arrêté préfectoral. Ils ont été finalement libérés par la gendarmerie de Vélingara.

Ils étaient 300, peut-être plus, jeunes hommes et femmes de la ville de Vélingara à s’être massés devant le portail de la Brigade de gendarmerie de cette commune de la région de Kolda, dans l’après-midi du samedi, pour exiger la libération de 4 jeunes, préposés à la surveillance de jeunes circoncis, arrêtés suite à une tentative de sortie du masque mythique mandingue, le kankourang, frappé d’interdiction par un arrêté préfectoral.
Les 4 jeunes ont été finalement libérés, poussant les fana de ce masque, si adulé et si craint, à crier victoire à travers les rues, de retour de la gendarmerie. Lassana Sambou, président du Conseil communal de la jeunesse, a demandé la levée de l’interdiction, car «le kankourang est un élément culturel très important pour nos communautés. Mais il faudrait que l’on négocie cette levée avec des garanties qu’il n’y aura pas de troubles à l’ordre public. Il faut dire à tout le monde qu’un arrêté administratif se respecte», a-t-il martelé.
A rappeler que la sortie du kankourang a été interdite suite à un acte de violence contre un boutiquier qui s’en était sorti avec une blessure au doigt.
Pour garder l’ambiance carnavalesque du kankourang, les jeunes s’étaient accordés avec l’autorité administrative de se priver du masque tout en usant des tambours, des chants, danses et consorts.
Au vu des situations insurrectionnelles que l’interdiction de ce masque a provoquées à Sédhiou comme à Vélingara, cette option devrait être abandonnée par les autorités administratives. Le kankourang est, quand même, un élément culturel si ancré dans la vie de ces communautés. Et puis, il est fédérateur de toutes les communautés linguistiques qui peuplent le sud du pays et fait partie du décor des vacances scolaires.
Ici comme ailleurs, on imagine mal des vacances scolaires sans l’ambiance carnavalesque de ce masque. Des plages de convergences peuvent être trouvées à travers l’encadrement des jeunes par des aînés, s’accorder sur ses heures de sortie, les itinéraires à emprunter, communiquer et sensibiliser avant sa sortie. Mais il faudrait auparavant un peu de lucidité chez ceux qui côtoient et assurent l’ordre autour du masque. Suivez mon doigt.

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