PARTAGER

Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, est apparu en conférence de presse ce jeudi à Caracas, entouré de tout le Haut commandement militaire, pour dénoncer un «coup d’Etat» de la part du président du Parlement. «J’alerte le Peuple du Venezuela qu’un coup d’Etat est perpétré contre les institutions, contre la démocratie, contre notre Constitution, contre le Président Nicolas Maduro, notre Président légitime», a déclaré le ministre. Huit généraux qui commandent des régions stratégiques du pays ont assuré peu auparavant leur «loyauté et subordination absolue» au Président Nicolas Maduro dans des messages diffusés par la télévision d’Etat. «Loyaux toujours, traîtres jamais», ont lancé certains à la fin de leur allocution, où ils n’ont pas manqué de faire allusion à l’ex-Président socialiste Hugo Chavez (1999-2013). Lundi, une brève tentative de soulèvement d’un groupe de militaires avait été rapidement réprimée.
Le ministre de la Défense et général Vladimir Padrino est apparu lors d’une conférence de presse avec le Haut commandement de l’Armée pour apporter son soutien au Président Nicolas Maduro.

Pas question pour Moscou de lâcher Nicolas Maduro en pleine tourmente
Sur la scène internationale, les soutiens à Nicolas Maduro sont peu nombreux, mais ils sont de taille : la Chine, la Turquie, le Mexique ou encore la Russie qui ont dénoncé les «ingérences extérieures» au Venezuela. Hier, très vite, la diplomatie russe a fait savoir qu’elle soutenait Nicolas Maduro, le Président «légitime» du Venezuela. Un soutien renouvelé dans le courant de la journée par le Président russe Vladimir Pou­tine, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot.
Vladimir Poutine a décroché son téléphone pour apporter son soutien au Président du Venezuela et «aux autorités légitimes du pays», pour reprendre les termes utilisés dans le communiqué du Kremlin. Pour le Président russe, la crise politique traversée par le Venezuela est le résultat «d’une ingérence extérieure qui bafoue de manière grossière les normes du droit international». Comme la Chine, la Russie fustige ainsi les pays qui, à l’instar des Etats-Unis, ont choisi de soutenir Juan Guaido dans le bras de fer qui l’oppose à Nicolas Maduro. Le soutien apporté par Vladimir Poutine n’a rien d’étonnant : ces dernières années, le Président russe n’a cessé de se rapprocher du successeur de Hugo Chavez sur le plan diplomatique, mais aussi économique. La Russie est ainsi devenue le deuxième créancier du Venezuela après la Chine. Et lors d’un déplacement à Moscou en décembre dernier, Nicolas Maduro avait obtenu plusieurs milliards de dollars d’investissements de la part des autorités russes.
Rfi

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here