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Le dossier de la vente des gadgets contenant un liquide alcoolisé a été vidé par le juge des flagrants délits. Il a condamné à 6 mois avec sursis le fournisseur des jouets, Ali Khalil, et le commerçant Thierno Amadou Diallo, en sus d’une amende d’un million de francs Cfa contre chacun. En outre, ils vont devoir payer solidairement la somme d’un million de francs Cfa à la mère des enfants qui avaient bu le liquide. Ces hommes d’affaires ont été reconnus coupables de tromperie sur la qualité de la marchandise et mise en danger de la vie d’autrui.
Alors que les deux prévenus ont été relaxés, le Tribunal a aussi rejeté la demande de constitution civile du président de l’organisation Sos consommateurs.
Les commerçants arrêtés dans cette affaire ont été placés hier sous mandat de dépôt pour vente illégale d’alcool et mise en danger de la vie d’autrui.
C’est une affaire à la fois incroyable et grotesque, car c’est le ministère du Commerce a fait une découverte invraisemblable sur un échantillon de jouets revendus par un commerçant établi à Dakar. Distributeur de jouets et gadgets pour enfants contenant un liquide sucré, il a été arrêté par la direction du Commerce intérieur sur instruction du «ministre du Commerce Madame Assome (Aminata) Diatta». Selon ce département ministériel qui a été saisi par une alerte, ses «laboratoires ont procédé à l’analyse qui a montré effectivement un goût fruité et de l’alcool à 6°». D’après le ministère, «le commerçant soutient avoir acheté ces jouets livrés par une voiture devant sa boutique sans facture d’achat». Face à de telles légèretés, le commerçant indélicat «a été appréhendé et sera mis à la disposition du procureur de la République». «Nos services procèdent en ce moment à la récupération des gadgets déjà distribués», précise toujours le ministère du Commerce. Si les premières alertes proviennent de Mbour, la direction du Commerce intérieur doit refaire une carte de la distribution de ces gadgets introduits sans doute frauduleusement au Sénégal. Il s’agit d’une filière que les services du ministère du Commerce avaient démantelée.

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