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«Après plusieurs mois d’échanges dans le cadre du dialogue national, comme au cours de plusieurs rencontres en tête-à-tête avec le président de la République, après une analyse lucide et sereine du contexte international, du contexte africain, sous-régional et national, la nécessité nous est clairement apparue de répondre positivement à l’appel du président de la République pour une union de l’ensemble des forces de la Nation pour mieux faire face aux défis du moment. D’autres intelligences m’avaient suggéré de choisir un autre chemin. Le chemin d’une opposition radicale tentant d’utiliser les interrogations et les inquiétudes légitimes des populations et en particulier de la jeunesse, nées du contexte de crise pour fragiliser le régime en place et en tirer des gains politiques immédiats. Je respecte leur intelligence et leurs analyses, mais je n’ai pas choisi ce chemin-là. J’ai choisi le chemin d’une implication directe et personnelle pour participer aux efforts qui nous incombent à tous pour redresser la situation de notre pays. Au plan international, ce n’est un mystère pour personne que les plus grandes économies, nos plus grands partenaires ont souffert et souffrent encore du Covid-19 et de son cortège de conséquences économiques et sociales. Aux Etats-Unis, première puissance mondiale, des millions de personnes sont en train de perdre leurs emplois et leurs maisons, faute de pouvoir payer leurs échéances. En Europe, qui accueille l’essentiel de notre diaspora, la situation est identique : une chute drastique de leurs économies. Et d’ailleurs, le premier impact immédiat pour nous, c’est que les transferts de notre diaspora en direction du pays ont également connu une chute considérable, au point que des transferts inverses du pays vers notre diaspora soient devenus nécessaires. C’est dans un tel contexte où, également dans notre sous-région, des conflits et des tensions extrêmement vives déchirent les classes politiques, qu’il nous appartient de rendre grâce au Sénégal qu’au moyen d’une discussion sereine, longue, profonde dans plusieurs cadres, notre classe politique, qui représente 85% de l’électorat, soit parvenue à s’entendre pour mieux prendre en charge les défis du pays. Mais qu’on ne s’y trompe pas. La classe politique seule n’y suffira pas. La situation exige que toutes les filles et tous les fils du pays soient mobilisés et tendus vers le même but : redresser notre économie, rééquilibrer notre société, consolider la paix civile et la stabilité de notre pays qui est, qu’on le dise ou non, l’un des rares îlots de stabilité dans notre sous-région. Et nous de­vrons également assumer notre responsabilité en direction de nos autres pays frères pour consolider la stabilité là où des conflits politiques ont déchiré la classe politique. Face à l’ensemble de ces défis, nous avons donc fait le choix responsable de répondre positivement à l’appel du président de la République d’unir l’ensemble des forces du pays.»

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