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Les partis politiques ne sont pas impliqués dans le dispositif de vérification des parrainages mis en place par le Conseil constitutionnel. C’est ce qui ressort de la communication du président de l’institution. Les 7 «Sages» ont préféré s’attacher, mais «en qualité d’observateurs», les services de personnalités «indépendantes et compétentes en matière juridique, électorale ou informatique».

Pape Omar Sakho, pdt Conseil constitutionnel.

Une des dispositions de la loi n° 2018-22 du 04 juillet 2018 portant révision du Code électoral avait divisé les politiques. «Le Conseil constitutionnel peut mettre en place un dispositif de vérification des parrainages en présence des représentants des candidats. Les modalités de fonctionnement de ce dispositif sont fixées par le Conseil constitutionnel», dispose l’article L.118. Ce «peut», facultatif, avait inquiété l’opposition qui estimait que ce devait être «doit». Et le Conseil a donc décidé de se passer des représentants des candidats. «En vertu de la Décision n° 1/2018 du 23 novembre 2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement, le Conseil constitutionnel invitera, en qualité d’observateurs, lors des séances de vérification des listes déposées par les candidats, des personnalités indépendantes dont la compétence est reconnue, notamment en matière juridique, électorale ou informatique», a informé hier son président, lors du lancement du site de l’institution. Les 7 «Sages» envisagent déjà «dans les tous prochains jours de tester le dispositif mis en place pour la vérification des listes de parrainages». Et Pape Oumar Sakho précise : «Seront invités à cette occasion des informaticiens de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie), de la Direction de l’autonomisation des fichiers (Daf), de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et des experts des organisations citoyennes afin de nous assurer de sa capacité à traiter avec efficacité et célérité les parrainages des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019.»

«Le site, une source d’informations officielles, fiables et accessibles»
C’est donc dans la perspective de l’élection présidentielle du 24 février 2019 que le Conseil constitutionnel a estimé nécessaire de mettre l’accent sur la communication avec le lancement du site web www.conseilconstitutionnel.sn. L’idée, selon M. Sakho, est de faire comprendre sa mission, mais aussi et surtout de faciliter l’accès aux informations qu’il produit et diffuse. Le site, qui sera fonctionnel à partir de ce mercredi 5 décembre, va mettre à la disposition du visiteur une source d’informations «officielles, fiables et facilement accessibles», ajoute-t-il. «Ceux qui le souhaitent y trouveront, dans un langage clair et simple, une réponse à l’ensemble des questions qu’ils pourraient se poser sur le fonctionnement, les attributions et les décisions rendues par le Conseil constitutionnel en toute matière et à toute époque», a-t-il promis. Il informe qu’eu égard au «contexte actuel, une place importante y est consacrée aux activités du Conseil dans sa mission de garant de la régularité des élections nationales et des consultations référendaires dont il proclame les résultats». Pour le président, il s’agit désormais pour le Conseil d’être «davantage proactif».
Le ministre de la Justice et garde des sceaux a magnifié l’initiative du Conseil constitutionnel de s’ouvrir à l’opinion publique. Pour Ismaïla Madior Fall, «c’est une nouvelle page qui s’ouvre pour la justice constitutionnelle au Sénégal».
ksonko@lequotidien.sn

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