PARTAGER

Une exposition photo organisée pour faire connaître des jeunes photographes en herbe, a été l’occasion, pour les organisateurs, de rendre hommage au sculpteur qui vient de tirer sa révérence au monde

L’ombre du sculpteur Ous­mane Sow a plané dimanche au centre culturel Maurice Guèye de Rufisque. Non pas que son œuvre colossal ait été revisitée mais, les différents orateurs, à la cérémonie de vernissage de l’exposition des photographies prises par des enfants lors du marathon Eiffage 2016, ont chacun adressé un éloge posthume au sculpteur décédé le 1er décembre. «Nous avons décidé de continuer le parcours en sa mé­moire, comme il l’aurait vou­lu», a soutenu Mauro Petroni en parlant du sculpteur. Revenant sur la restitution des travaux de  l’atelier, M. Petroni a précisé que «c’est une idée fortement pensée et voulue par le sculpteur Ous­ma­ne Sow».
«Nos pensées à ce grand monsieur sans qui nous ne serons pas là à célébrer ce vernissage», a témoigné Bastien Defi­ves,  directeur artistique de l’atelier. La présidente de la Fondation Sococim, Patricia Diagne, s’est souvenue «d’un homme affable et courtois qui a pris du plaisir au contact de ces jeunes reporters mobilisés lors du marathon». «Une trentaine d’enfants des communes de Keur Massar et Rufisque, encadrés par des photographes professionnels ont été équipés d’appareils jetables», a rappelé M. Defives, qui a précisé que l’objectif était «de porter un nouveau regard sur ce pre­mier marathon du Sénégal en faisant faire à des enfants des photographies de cet événement sportif et festif qui a eu lieu aux abords de leurs communes».  Le directeur artistique de l’atelier a indiqué avec plaisir : «Au total plus de 1000 photos ont été réalisées ». La restitution s’est faite avec une photo de chaque enfant et fait  l’objet d’une exposition simultanée : du 4 au 17 décembre au centre culturel Maurice Guèye, et du 4 au 11 décembre à l’espace culturel de la mairie de Keur Massar. L’administratrice de la Fondation Sococima  insisté pour que l’on continue à cultiver le talent chez ces photographes en herbe. «On a vu de très belles photos et il faut les encadrer», a fait savoir Patricia Diagne. Les meilleurs d’entre elles ont été primées avec comme prix un appareil photo numérique.

abndiaye@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here