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L’association Caada tient présentement à la Galerie nationale d’art, une expo dont le vernissage a eu lieu lundi dernier. Intitulé Symbiose, cette expo regroupe près de 40 œuvres d’artistes peintres sénégalais et coréens. Ses initiateurs veulent en faire une belle opportunité d’échange, de partage entre les deux pays qui, au lendemain des indépendances, étaient au même niveau de développement.

Un monde métissé ! Un monde sans frontière ! Un monde où les gens se mé­lan­gent, échangent et partagent sans souci ! Voilà l’idéal qui a poussé l’association Caada à initier l’exposition intitulée Symbiose. Inauguré lundi dernier à la Galerie nationale d’art, ce salon d’art va se poursuivre jusqu’au samedi prochain. Il regroupe une quarantaine d’œuvres d’artistes sénégalais et coréens. Les toiles de grands noms de la peinture sénégalaise comme Daouda Ndiaye, Douts Ndoye, le sculpteur Gibril André Diop, Chalys Lèye, Serigne Ndiaye, Kemboury Bessane…côtoient les installations d’artistes peu connus sortant, tout fraichement, de l’école des beaux-arts, à l’instar de Ibrahima Dièye. Avec sa calèche déposée au milieu de la galerie et ses nombreuses représentations de moustiques, Ibrahima Dièye suscite admiration. Directeur de l’association Caada, Idrissa Diallo souligne combien il est important pour lui de faire aussi la promotion des jeunes artistes qui ont du talent à revendre. «Avec toute l’expérience que j’ai eue, je vois des jeunes qui, même pour faire un châssis, ont un problème à plus forte raison de participer à une expo. Quand je vois donc des jeunes qui ont de la consistance dans leur travail et qui sont sérieux, il faut qu’on les tire par la main en les mettant à côté des ainés. Ça contribue à faire leur promotion», explique-t-il.
Mais au-delà de toutes ces considérations, Symbiose est pour Idrissa Diallo une manière de convier les artistes sénégalais et coréens autour d’un échange. Aussi les œuvres des Co­réens Lee Jiyeon, Dong Jin et bien d’autres, s’illustrent parfaitement dans le décor. Pour débuter les activités artistiques de l’association Caada, son directeur indique avoir jeté son dévolu sur la Corée : un pays qui au lendemain des indépendances était au même niveau de développement que le Sénégal. «Aujourd’hui quand on parle de développement, on ne va pas faire la comparaison entre la Corée et le Sénégal. Ils sont nettement mieux lotis que nous. Comment c’est arrivé ? Qu’est-ce qui s’est passé entretemps ?», s’interroge-t-il. Autant de questions à travers lesquelles Idrissa Diallo compte trouver des solutions par le biais de l’art. Il veut le faire, dit-il, en se fondant sur la théorie senghorienne : enracinement et ouverture. «On s’ouvre à la culture des autres tout en restant bien enracinés dans la nôtre. On va essayer d’échanger, de partager avec les Coréens, un Peuple très discipliné», mentionne M. Diallo. Il ajoute : «Au Sénégal la discipline fait également parti de notre culture. En voyant la façon dont nos grands-mères nous éduquaient, on voit combien cette discipline est très importante. On peut s’inspirer de l’exemple coréen sachant qu’on a déjà une chose en commun. On peut y arriver à travers l’art.»
aly@lequotidien.sn

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