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L’Académie des Beaux-arts de l’Université de Shanghai a organisé jeudi dernier le vernissage de l’exposition sur «L’émergence de la campagne chinoise à travers le développement» au Musée des civilisations noires. Face à la modernité, au brassage des différentes cultures ou à la mondialisation, l’idée est de s’inspirer de ce modèle chinois pour préserver la culture dans le développement contemporain.

«L’émergence de la campagne chinoise à travers le développement» est le thème du vernissage organisé avant-hier au Musée des civilisations noires. Organi­sée par l’Académie des Beaux-arts de l’Université de Shanghai, cette exposition s’est inscrite dans le cadre d’un projet de coopération financé par le Fonds culturel chinois, l’Université de Shanghai et l’ambassade de Chine au Sénégal.
Ce projet vise notamment à mettre en évidence les moyens innovants permettant de tirer davantage partie de l’art et de la culture pour le développement des zones rurales. En effet, en Chine, l’écart entre les zones urbaines et rurales s’est considérablement réduit. Une conviction demeure : la revitalisation des villages choisie comme stratégie, les valeurs de la civilisation chinoise ainsi que l’économie et la politique contribuent ensemble à dynamiser le développement autonome des villages, à forger une communauté rurale dotée d’une nouvelle identité culturelle et à établir des relations durables entre village et campagne. Ainsi, de nombreuses œuvres chinoises ont été exposées jeudi dernier. Il s’agit, pour la plupart, des installations où sont projetées de magnifiques images de la campagne chinoise. On y trouve de la peinture, de l’architecture, de l’agriculture… Le tout, dans le respect de la civilisation écologique et de la préservation de la culture. L’un des tableaux parle du système hydrographique du fleuve Yangtze, avec de nombreuses branches traversant les montagnes et les vallées, constituant un paysage naturel et un environnement écologique diversifiés. Ainsi, des systèmes d’irrigation inventés dans la production agricole ont favorisé la naissance des formes de production et de vie variées.
En train de contempler ce tableau, Louis Bassène, artiste résidant au Village des arts de Yoff, estime que ce système d’irrigation peut être expérimenté en Casamance, son village natal et même dans les zones d’inondation. Parlant du thème, M. Bassène déclare : «Je viens d’un milieu rural où je pourrai avoir un village des arts où l’on intègre des techniques agricoles et de la pisciculture. Et ça permettrait de fixer les gens sur place.»
Le vernissage a aussi enregistré la participation de trois artistes sénégalais : Ibrahima Thiam, Daouda Ndiaye et Matar Ndour.
A cette occasion, une importante délégation de l’Université de Shanghai, d’autres institutions chinoises, des autorités et artistes sénégalais ont effectué le déplacement pour prendre part à l’évènement.

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