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Ndiagne Diop, le maire de Bambylor.

Les 25 mille habitants de Kounoune et environs ne veulent plus dépendre administrativement de la commune de Baambylor. Elles réclament, pour mettre fin à l’injustice qu’ils subissent depuis le découpage administratif de 2011, l’érection de leur localité en Collectivité territoriale.

La correction des incohérences territoriales réitérée par le Président Macky Sall, lors de sa rencontre la semaine passée avec les élus locaux au Cicad, réconforte certains villages traditionnels de la commune de Bambylor. Réunis autour d’un collectif, les habitants des villages de Kounoune, Keur Ndiaye Lô, Kounoune Ngalapp, Keur Daouda Sarr et cités environnantes ont, lors d’une Assemblée générale tenue dimanche, rappelé les difficultés qu’elles vivent depuis le  découpage administratif de 2011. «Nous remercions le président de la République pour les engagements pris pour corriger les incohérences territoriales», a noté Paul Diakham, habitant la cité Mbaba Guissé et porte-parole du jour. «Nous lui demandons de poursuivre dans cette lancée afin de rétablir l’injustice que nous vivons. Nous voulons l’érection de la zone en commune, car tous les critères sont réunis pour ce faire. C’est une forte demande des 25 mille âmes qui vivent dans la zone», a poursuivi M. Diakham.
«Pour rallier Bambylor, chef-lieu de notre commune, nous traversons la commune de Sangalkam. Ce qui est un fait inédit et qui pose énormément de problèmes aux habitants de la zone», a fait savoir Ibrahima Ndoye, membre du comité de pilotage. Il a, à ce propos, rappelé que le collectif s’active depuis 2013 pour son autonomisation. «Nous avons établi un document et nous l’avons transmis aux autorités», a noté M. Ndoye, réaffirmant que le mot d’ordre décrété par le collectif c’est «plus de Bambylor jamais de Sangal­kam».
Les membres du collectif redoutent, en fait, des tractations qui seraient en cours pour rattacher Kounoune et environs à la commune de Sangalkam qui ne compte que trois villages. «Nous avions envoyé une correspondance au ministre en charge des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, par ailleurs maire de Sangalkam, pour le rencontrer. Depuis lors, il n’a pas réagi (…). Aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il veuille rencontrer les chefs de village et non le collectif. Ce que nous refusons catégoriquement», a éclairé M. Ndoye. «On voit que des assises sur la décentralisation sont organisées un peu partout à travers le pays et nous qui avons connu l’une des plus grandes injustices on ne s’intéresse pas à nous», a déploré dans ce sillage M. Diakham.
Pour El Hadj Malick Samb, chef de village de Kounoune, le collège des chefs de village de la zone dont il porte la parole est en parfaite convergence de vues avec le comité de pilotage. «Ce que nous voulons, c’est une communalisation intégrante. Et où que nous irons pour ce dossier, ce sera avec le comité de pilotage à qui nous réitérons notre entière disponibilité dans ce combat. Aujourd’hui ce que nous voulons, c’est de rencontrer le président de la République», a-t-il fait savoir. Ce qu’ils veulent, c’est de disposer d’une commune en perspective des Locales à venir. Ils avaient d’ailleurs organisé une grande marche pacifique le 31 juin pour se faire entendre.

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