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Le vieillissement est devenu un défi social et économique qui se pose dans tous les pays du monde. Et comme la population la plus importante est en milieu rural et se trouve être la plus vulnérable et peu instruite (70% de la population), le gouvernement du Sénégal a initié la politique nationale du vieillissement en bonne santé, dont l’élaboration des termes de référence a été faite par le Bureau de la santé des personnes âgées, dont le résultat attendu est d’instaurer une politique nationale définissant les orientations stratégiques du pays sur le vieillissement en bonne santé.
Pour atteindre cet objectif, le pays a suffisamment d’intelligence humaine, universitaires bien formés dans le domaine de la science géronto-gériatrique. Donc, facilement on peut atteindre cet objectif si on réforme le système actuel. Le Professeur Ibrahima Sall, dans sa déclaration du quotidien national Le Soleil du 11 janvier, suggère des réformes pour accélérer la croissance. Mais ce que je retiens surtout, c’est quand il souligne la réduction des inégalités et de l’impact sur le pacte national. De là, il serait souhaitable que le Bureau de la santé des personnes âgées soit érigé en direction ou au moins en service.
Qu’il se charge de la formation des médecins gériatres au préalable, avec l’effectivité de la chaire de gériatrie au sein de la Faculté de médecine. Il est donc facile de penser pour la réussite du projet de doter chaque région d’un hôpital gériatrique, de confier ce projet aux cadres hospitaliers précités. Ainsi, on ferait un grand pas vers l’émergence, parce que le troisième âge sénégalais bénéficierait d’une protection sociale énorme.
Réformer le système serait l’émancipation du troisième âge pour une prise en charge de ses activités. Et l’action sociale agira conformément à l’article 15 de la Déclaration du plan d’action de Madrid sur le vieillissent, d’avril 2002. Le 8 et 9 janvier, deux évènements majeurs ce sont déroulés à Dakar pour la mise en place d’un Conseil national des aînés du Sénégal.
Des hommes et femmes ont été choisis par leur région. Quant à l’élection du bureau, je dirais qu’il y a eu désignation, non une élection, selon le bon vouloir du staff dirigeant, désigné par la direction de l’Action sociale et quelques délégués des régions. Ainsi, ils ont procédé à la désignation de ce bureau, selon leur goût et couleur. Une chose est sûre, les régions, au nombre de quatorze, ont été représentées. Quant au profil des uns et autres, moi je l’ignore, et j’étais membre de cette Assemblée constitutive.
Aucun objectif à la politique sur le vieillissement en bonne santé n’a été évoqué et aucune motion dans ce domaine à l’intention du gouvernement n’a été faite. Je terminerais par une demande et souhaite qu’elle ne soit à la rubrique des plaintes et complaintes. Mais l’objectif est le souhait de voir naître une société géronto-gériatrique où universitaires et paysans seront réunis pour échanger. Je finirais par cette citation d’une sociologue française, Christine Laroque, je cite : «Jamais trop vieux pour apprendre, jamais trop jeune pour enseigner, jamais trop faible pour donner. On n’est jamais trop fort pour accepter. La vie est échange et solidarité» (fin de citation).
Que Dieu nous bénisse !
Elhadj Amadou Ciré NDOUR
Infirmier anesthésiste ( er)
Ancien de l’école nationale de l’information médicale (Snip) Paris

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