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Profitant de la 60ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp) qui se tient présentement à Niamey au Niger, l’Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands lacs (Aipd-Gl) a dressé un tableau sombre des violations des droits de l’Homme commises en Rdc. Cette organisation exige de la part de l’Union africaine des sanctions à «l’encontre de ce régime de prédateurs sans foi ni loi».

La soixantième session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp) a servi de tribune à l’Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands lacs (Aipd-Gl) pour dénoncer la violation des droits humains en République Démocratique du Congo (Rdc). Selon cette organisation, «pour la seule période de janvier à mai 2017, plus de 5 000 cas de violation des droits de l’Homme ont été documentés par le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme au Congo». Pour ces militants des droits de l’Homme, ces exactions sont commises «dans l’opacité la plus totale et l’indifférence générale de la Communauté internationale». «Des centaines de fosses communes sont régulièrement mises au jour dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo par la mission des Nations unies. Ces nouvelles fosses communes viennent s’ajouter à celles qui ont été découvertes à Maluku, banlieue de Kinshasa, et renfermant plus de 450 cadavres enterrés nuitamment, à la sauvette, par l’Armée congolaise et les services de sécurité de Kabila», a-t-on dénoncé. Dans leur déclaration lors de cette session, les membres de cette organisation ont fait savoir que «les violences à l’encontre des femmes connaissent une recrudescence exponentielle depuis décembre 2016».
Devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, l’Aipd-Gl, dont coordinateur général est Maurice Katala, a aussi dénoncé la  «violation de tout ordre constitutionnel» par le Président Kabila. «Les résolutions 2277 et 2348 du Conseil de sécurité de l’Onu sur la Rdc, censées donner une base légale aux institutions congolaises hors mandat, sont restées lettre morte. Il en est de même des médiations de l’Union africaine et de l’épiscopat congolais dont les recommandations ont été carrément ignorées par Joseph Kabila», a-t-on déploré. Face à ce contexte jugé «incertain, explosif et dangereux», ces militants des droits de l’Homme appellent «la Commission africaine et l’Union africaine à prendre les sanctions qui s’imposent à l’encontre de ce régime de prédateurs sans foi ni loi». «Nous les appelons à tout mettre en œuvre pour inviter Joseph Kabila à faire preuve de respect pour le Peuple congolais en se conformant aux différents instruments juridiques pertinents de l’Union africaine relatifs à la démocratie et à l’alternance», ont-ils lancé. Et ces militants des droits de l’Homme de prévenir : «Si cela n’est pas fait dans l’urgence, la République Démocratique du Congo pourrait basculer dans une crise majeure aux conséquences imprévisibles pour la sous-région et l’ensemble du continent.»
dkane@lequotidien.sn

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