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Le bureau national du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a déploré la violence constatée ces derniers jours à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Dans un communiqué, les membres de ce syndicat soulignent que «ces derniers jours, les heurts entre Forces de l’ordre et étudiants ont atteint un seuil fait de violences verbales, physiques et psychologiques suite à des mouvements d’humeur des étudiants qui, en toute légitimité, ne font que réclamer le paiement d’arriérés de bourses et de subventions de masters dus, pour l’essentiel, au titre de l’année universitaire écoulée». Selon eux, si «rien n’est fait, il est fort à redouter que ce contexte chargé ne conduise à des drames humains similaires à ceux qui ont emporté, à la fleur de l’âge, Balla Gaye, Bassirou Birane Faye et tant d’autres». Pour éviter de telles situations, le Saes «invite les Forces de l’ordre au strict respect des franchises universitaires, à plus de maîtrise et de circonspection dans le maintien de l’ordre». De même, il invite «l’Etat à privilégier la voie du dialogue au détriment du recours à la force». «Et surtout à payer aux étudiants leurs bourses et subventions pour que l’année universitaire se déroule sous de bons auspices et dans l’intérêt général du pays», a-t-on appelé.
Par ailleurs, Malick Fall et ses camarades disent avoir constaté «avec tristesse et amertume que l’année universitaire 2017-2018, à peine entamée, est marquée à l’Université Cheikh Anta Diop, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et à l’Université Assane Seck de Ziguinchor par des grèves et des perturbations de la part des trois composantes essentielles de l’Université que sont le Personnel enseignant et de recherche, le Personnel administratif, technique et de service et les étudiants». Ils précisent toutefois que «ces grèves et perturbations n’ont rien à voir avec une année préélectorale».
dkane@lequotidien.sn

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