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Reconnus coupables des délits de rébellion, d’outrage, de violence et voie de fait à agent de la force publique, Birame Ndong, Ndiogou Thiaw et Cheikh Khadim Niang ont été condamnés hier à 15 jours de prison ferme. Ils ont été arrêtés lors des échauffourées entre étudiants de l’Alliance pour la République (Apr) et des forces de sécurité devant le Palais présidentiel.

Les échauffourées entre des membres du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) et forces de sécurité devant les grilles du Palais avaient soulevé une vague d’indignation. Hier, les nommés Birame Ndong, Ndiogou Thiaw et Cheikh Khadim Niang, tous du Meer, ont été condamnés à une peine d’emprisonnement de 15 jours ferme. Les jeunes Apéristes ont été reconnus coupables des délits de rébellion, d’outrage, de violence et voie de fait à agent de la force publique.
Devant le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar, les prévenus ont présenté leurs excuses aux Sénégalais. Pour Birame Ndong, le jour des faits, la liste du Meer qui devrait être reçue par le président de la République, Macky Sall, a été changée par celle de la Cojer nationale. Une chose, dit-il, que ses camarades et lui n’ont pas pu digérer. «Notre intention n’était pas de faire du mal. Elle était de rejoindre nos camarades qui avaient déjà accédé à l’intérieur. Et l’audience était destinée au Meer et non à la Cojer. Il y a eu une bousculade et j’en ai profité pour accéder à l’intérieur du Palais», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, son camarade Ndiogou Thiaw a soutenu qu’il «n’est pas rentré au Palais et qu’il n’a posé aucun acte de violence». Et à chaque fois que les mis en cause tentaient de rentrer dans le fond du sujet par rapport aux problèmes qui minent les instances des jeunesses de l’Apr, ils sont vite recadrés par le président du Tribunal. «Vos bisbilles ne m’intéressent nullement. Vous avez essayé d’escalader les grilles du Palais, forcer la porte pour rentrer. Vous vous croyez où ?», fulmine le juge. Cheikhou Khadim Niang, quant à lui, a reconnu que certains parmi eux ont eu à escalader les grilles de l’institution. Toutefois, il a assuré que s’ils n’étaient pas conviés à la rencontre, ils n’allaient pas y mettre les pieds. Et d’après lui, «on n’a pas jeté des pierres, on n’a pas insulté».
Peu importent les déclarations des uns et des autres, le procureur a remis chacun à sa place. Il dit : «Ce n’est pas parce que vous êtes des étudiants de l’Apr que vous vous permettrez de faire n’importe quoi. Le Palais, c’est une institution. Même s’il y a eu une confusion au niveau des listes, vous n’avez pas le droit de manquer de respect à l’institution.»
En lieu et place de cette «attitude irresponsable et décevante», poursuit-il, vous devez donner l’exemple en tant qu’étudiants.
Le ministère public, dans son réquisitoire, a requis la peine assortie du sursis. La défense a sollicité l’application extrêmement bienveillante de la loi pénale, en conformité avec le réquisitoire du représentant du Parquet. Finalement, le trio a écopé de 15 jours de prison ferme.
Les incidents ont eu lieu devant le Palais où le chef de l’Etat recevait les jeunes de son parti il y a quelques jours. Non contents d’être zappés de la liste, certains ont manifesté leur colère devant les gendarmes en faction.
msakine@lequotidien.sn

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