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Soixante-huit pour cent des victimes de violences basées sur le genre (Vbg) au Sénégal ne font pas recours à la justice ni ne dénoncent les exactions commises contre elles, affirme la coordonnatrice du programme Onu-Femmes Sénégal, Dieynaba Wane Ndiaye. Mme Ndiaye s’adressait à des journalistes, à la fin d’un atelier de partage des données de l’Enquête démographique et de santé-2017 (Eds-2017) sur le pouvoir d’action des femmes et les violences basées sur le genre (Vbg). Cette rencontre organisée en collaboration avec le ministère de la Femme, de la famille et du genre, s’inscrit dans le cadre de l’agenda des «16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles». Selon la coordinatrice d’Onu-Femmes citant cette étude, les femmes sont victimes de toutes sortes de violence, des violences domestiques aux violences en milieu de formation, en passant par les violences en milieu professionnel. Concernant l’excision et les mutilations génitales, elle souligne que ces pratiques sont en perte de vitesse au Sénégal, soulignant qu’une cartographie devrait permettre de développer des programmes d’actions pour lutter contre ces pratiques.  «Les résultats que nous venons de partager vont nous permettre ensemble de développer des stratégies permettant d’éradiquer ce phénomène dans les toutes prochaines années», perspective qui passe, selon Mme Ndiaye, par le renforcement de la sensibilisation, de l’information et de la formation. Elle s’est dit satisfaite du déroulement de cet atelier de restitution de l’Eds-2017 qui, pour la première fois, a intégré les questions de Vbg et d’autonomisation de la femme dans ses activités. Cet atelier de restitution «montre qu’il y a encore beaucoup à faire sur les questions de violence», mais il «nous gratifie de statistiques fiables pour les différentes régions du Sénégal», a conclu Dieynaba Wane Ndiaye.

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