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Le président de Benno bokk yaakaar a décidé de suspendre les investitures de la coalition qu’il dirige. Dans une circulaire adressée aux responsables et militants de l’Apr et ses alliés, Macky Sall constate que certains «semblent totalement ignorer» son appel du 10 mai dernier et invite les leaders à mener, «dans les meilleurs délais, les concertations nécessaires».

Macky Sall n’en peut plus. Les querelles d’investiture de l’Apr et ses alliés l’ont poussé à monter le ton. Et c’est par une circulaire qu’il rappelle ses hommes à l’ordre. «Pour préserver la dynamique de victoire, j’ordonne la suspension immédiate de toutes les Assemblées générales d’investiture prévues et vous invite à rester à l’écoute de la conférence des leaders qui mènera dans les meilleurs délais les concertations nécessaires. En attendant, je vous exhorte à rester mobilisés, unis et à faire preuve de dépassement et de solidarité pour garantir à notre coalition, plus que par le passé, toutes les chances de sortir largement victorieuse des élections législatives du 30 juillet 2017», écrit le président de Benno bokk yaakaar. Cette injonction n’est pas en fait nouvelle puisque lui-même rappelle que dans une lettre en date du 10 mai 2017, il avait engagé tous les leaders, responsables et militants de la coalition à «faire prévaloir la concertation, le consensus et l’équité comme principes en vue des investitures pour les Législatives, et à bannir la violence sous toutes ses formes, verbales, physiques et morales dans le processus de notre engagement politique, citoyen et républicain». Seulement, se désole le Président Sall, «au vu de quelques incidents regrettables notés lors des Assemblées générales d’investiture tenues récemment, force est de reconnaître que certains camarades semblent totalement ignorer notre appel pressant et légitime, et adoptent un comportement très préjudiciable à la dynamique unitaire de la coalition».
Les scènes de pugilat enregistrées le week-end dernier ont sans doute dû outrer le chef de la majorité présidentielle. A Mbour, avec les pro-Omar Youm et pro-Cheikh Issa Sall, à Diourbel, et dans beaucoup d’autres départements, c’est la lutte des places qui dominent et, au fond, pourrait coûter cher à la coalition au pouvoir. Surtout qu’elle fera face à une liste unique de partis importants regroupés autour de Manko taxawu senegaal. C’est qu’il y a aussi des risques de vote-sanction des recalés des investitures de Bby qui pourraient profiter à une opposition, pour le moment, mobilisée et qui vise une cohabitation.
hamath@lequotidien.sn

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