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Pr Babacar Gueye (Cosce).

Deux organisations de la société civile ont décidé de mener une médiation entre pouvoir et opposition. Le Cosce et la Pacte constatent une rupture du dialogue qui favorise la montée de la violence politique dans la campagne électorale.

Le Collectif des organisations de la société civile sur les élections (Cosce) et la Plateforme des acteurs de la société civile sur les élections (Pacte) sont inquiets de la situation politique nationale «marquée par une rupture de dialogue entre le pouvoir et l’opposition». Selon ces organisations, cela «influe négativement sur l’atmosphère ambiante par une montée de la violence notée dans le déroulé de la campagne électorale». Dans un communiqué, les leaders du Cosce et de la Pacte, Pr Babacar Guèye et Abdou Mazide Ndiaye, informent avoir décidé de conjuguer «leurs moyens» pour entamer «une médiation impliquant les états-majors des coalitions de l’opposition et du pouvoir afin de les emmener à renouer le fil du dialogue et restaurer la sérénité propre à garantir un bon déroulement du scrutin sur l’ensemble du territoire et à l’extérieur». Dans le cadre de ces élections législatives, ils relèvent plusieurs questions : «Les interrogations que soulève la prorogation de la validité des cartes nationales d’identité (Cni) jusqu’au-delà de la date du scrutin du 30 juillet prochain. Quel sort sera réservé aux nombreux électeurs dûment inscrits sur les listes électorales et qui ne disposent ni de la Cni ni de la Carte d’identité Cedeao ? Au vu de la faiblesse du taux de distribution des cartes, la subsistance des deux types de cartes d’identité n’est-elle pas source de conflit ?» Sur l’éventualité du recours aux cartes d’identité en cours, aux récépissés et autres documents, le Cosce et la Pacte précisent «qu’en vertu du nouveau Code électoral, l’électeur n’est admis à voter que sur présentation de la nouvelle carte d’identité Cedeao».

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