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La 6e édition de Visa for Music s’est achevée ce samedi au Maroc. Cette année, le festival a proposé des rencontres professionnelles. Thème du panel : «Le rôle des universités et institutions de formation dans le domaine des arts.»

La 6e édition de Visa For Music, le marché des musiques d’Afrique et du Moyen Orient, s’est achevée ce samedi 23 novembre à Rabat au Maroc. Pour cette édition 2019, les rencontres professionnelles ont démarré le jeudi 22 novembre à la Villa des arts. «Le rôle des universités et institutions de formation dans le domaine des arts» était le thème développé au cours d’un panel. Fâtmâ Zahra Salih, Professeur à l’université Sultan Moulay Sliman de la ville Beni Melal, a animé une conférence à partir du festival de conte que l’université organise depuis un peu plus de 10 ans. «C’était un combat pour la reconnaissance de la culture populaire. Il y avait beaucoup de difficultés mais il fallait résister», dit-elle, tout en reconnaissant que les étudiants qui étaient très motivés, participaient à fond dans l’organisation. Dans son intervention, Mme Salih a reconnu que la demande existe tant au niveau du public qu’au niveau des conteurs qui ne manifestaient aucune exigence concernant leurs cachets. «Même au niveau de la ville, il y avait un intérêt pour les autorités locales mais malheureusement, elles ne nous facilitaient pas les choses pour appuyer notre budget», reconnait-elle avant d’ajouter que «les textes et les lois pour la gestion financière des universites ne facilitent pas la recherche de financement. Raison pour la quelle on avait fini par mettre sur pied une association».
Quand au Professeur Rachid Mountasar, directeur de l’Ins­titut supérieur des arts dramatiques et d’animation culturelle de Rabat, il a estimé dans son intervention que la culture est l’affaire de tous en parlant d’éducation artistique qui ne concerne pas seulement l’université, mais aussi l’enfance qu’il faut préparer à la base, pour en faire un citoyen utile à sa communauté et capable d’avoir un jugement moral bien inspiré. Le Pr Rachid, qui demande d’avoir un sens aigu de l’observation, conseille aussi d’élargir l’éducation artistique jusqu’au niveau des détenus qui sont dans les maisons d’arrêt. Tout cela s’est déroulé dans une salle pleine en présence de Brahim El Mazned, le fondateur et directeur de Visa For Music, avec des débats en français et en anglais.

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