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Le Secrétaire général du ministère de la Culture a procédé ce jeudi à une visite des chantiers de Gorée, pour analyser l’état d’avancement des travaux de réhabilitation entrepris dans  plusieurs sites de l’île mémoire. Accueilli par le maire, Augustin Senghor, son adjointe, Annie Jouga, ainsi que d’autres notables, Birane Niang a effectué en compagnie du directeur du Patrimoine, Abdoul Aziz Guissé, de Giomar Alonso, conseillère culturelle au bureau régionale de l’Unesco à Dakar, et de la première secrétaire de l’ambassade du Japon, le tour de l’île fortement menacée par l’érosion côtière. Détail de la visite !

Du débarcadère on peine à voir le nouveau visage de l’île, mais au niveau de la Place du gouverneur, on sent nettement le neuf. Debout sur le sol bien pavé de la Place du gouverneur, le maire de Gorée, Augustin Senghor, accueille ses invités : le Secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang, le directeur du Patrimoine, Abdoul Aziz Guissé, la conseillère culturelle au bureau régionale de l’Unesco à Dakar, Giomar Alon­so, la première secrétaire de l’ambassade du Japon, Yuki Ikoma. Tout fier, il témoigne sa reconnaissance au ministère de la Culture dont l’appui a permis de réaliser le dallage de la place du gouverneur. Au début de l’année 2016 la place était pleine de sable, le dallage n’existait pas encore, en lieu et place, les kiosques en zinc, les cantines en bois mal fagotées se disputaient anarchiquement l’espace qui pendant la saison des pluies était également en proie à de vilaines inondations. Désormais cette place du gouverneur à Gorée, retrouve du sang neuf et le visage hideux de l’île de Gorée ne sera bientôt qu’un vieux souvenir pour Augustin Senghor.
Le maire, qui a guidé ses hôtes dans la visite des chantiers de l’île, est en effet revenu sur les motifs de ces travaux. «L’état de délabrement avancé du bâti ancien de Gorée menaçant ruine, devenait de plus en plus inquiétant pour les habitants de l’île», a-t-il dit. Le ministère de la Culture, le bureau régional de l’Unesco et l’ambassade du japon ont donc entrepris avec la mairie de la ville, une vaste opération de réhabilitation des vieux bâtiments dont l’ancien siège du syndicat d’initiative de tourisme, la place du marché,  la maison Jules Basse, jumelée au musée de la femme… Au terme des travaux de réhabilitation de ces maisons et bâtiments, cette zone, dit-on, deviendra le centre névralgique de Gorée où seront concentrés, l’Hôtel municipal, l’espace Drancy (jardin du syndicat) et le centre socioculturel Joseph Ndiaye… Et en architecte avisée, Annie Jouga, l’adjointe au maire, veille à ce qu’il n’y ait aucune fausse note. Elle tient au respect strict de l’architecture de l’île mémoire. «Il faut coûte que coûte conserver la mémoire et le patrimoine de l’île !», soutient-elle.
Dans une des autres versants de l’île, tout près de Musée historique, les travaux vont également bon train. Les ouvriers en place, armés de leurs outils, sont à pied d’œuvre. La place de l’Europe, l’un des autres chantiers du ministère de la Culture, de l’ambassade du Japon et de la mairie, fait l’objet d’une rénovation complète. Les travaux bien avancés prendront fin en mai prochain, selon nos interlocuteurs. Le 9 mai exactement, on procédera à l’inauguration, souffle une voix qui requiert l’anonymat. Ce sera donc une date historique pour les insulaires. Mais les défis sont encore immenses. Car  juste à côté de cette place mythique, la mer menace de diviser l’île en deux.
aïssatouly@lequotidien.sn

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