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Dans la partie sud de Thiès, sur le flanc gauche d’un chemin qui rallie la route de Mbour, se dresse le stade Lat Dior de Thiès en plein cœur du quartier éponyme. Le site est en chantier à durée indéterminée.
Sur l’enseigne à la peinture verte frappée d’une couleur jaune délabrée, on peut lire : «Stade Lat Dior de Thiès.» Les rues sont désertes. Le sable sec. L’infrastructure sportive est seulement fréquentée par des ouvriers-maçons qui manient à la pelle le ciment du sable.
D’apparence terne, le stade n’a rien d’une oasis. Il semble plutôt afficher une mine désaffectée qui inquiète. Quelques bruits d’ouvriers troublent le silence. Un silence de cathédrale enveloppant la tribune officielle qui meuble le décor dès l’entrée.
Il est 11h, lorsqu’un ouvrier vient à notre rencontre. Son regard clignant sous les rayons d’un soleil accablant et exténuant perçoit à peine la main qu’on lui tend. Vêtu d’une chemise froissée, le jeune ouvrier nous signifie gentiment que l’accès est interdit. Sur notre insistance, il finit par accepter de nous accorder juste 5minutes. Indiquant le chemin, il marche tête baissée en proie à une sarabande d’idées confuses et de sentiments contradictoires.
A la question de savoir si les travaux avancent, l’ouvrier sort de sa torpeur. «Oui ça avance ! Vous voyez, on est en train de carreler les vestiaires», dit-il calmement tout en montant les escaliers menant vers la tribune officielle. Et ensuite de nous montrer l’aire de jeu. Là, c’est tout simplement magnifique ! Tout est vert. Avec son système d’arrosage moderne, le gazon naturel est arrivé à maturité. Fin de la visite. Dommage !

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