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Après les régions de Saint-Louis, Louga, Tambacounda et Fatick, le président du Mouvement Sénégal Bou Bess, et candidat à la prochaine élection présidentielle, Me Mame Adama Guèye, était en visite hier dans la Cité du Rail. L’avocat a rencontré des syndicalistes de la société Dakar-Bamako ferroviaire, mais également les policiers radiés et des travailleurs de la Nouvelle société textile sénégalaise (Nsts). Trois secteurs, selon lui, où les problèmes se posent avec le plus d’acuité dans la région et dont les solutions peinent à être trouvées. Pour l’avocat, «ces trois questions sont très importantes et fondamentales». Car de l’avis de Me Mame Adama Guèye, «le démantèlement du chemin de fer constitue l’une des fautes de gouvernance les plus graves dans l’histoire notre pays. C’est une aberration économique. Nous avons voulu entendre les syndicalistes sur la question parce que ça va être un axe crucial, extrêmement important de notre programme. Quand on entend le syndicaliste, on peut être tenté de limiter la question à la dimension syndicale. Ça va bien au-delà. Quand on parle du chemin de fer, c’est l’aménagement du territoire, c’est son rôle dans le développement». Dans ce cadre, il annonce qu’un  «atelier exclusivement dédié au développement du chemin de fer est prévu dans les meilleurs délais à Thiès. Celui-ci va mettre en présence plusieurs composantes dont des experts en question de mobilité, en question d’aménagement du territoire, de développement, des travailleurs du chemin de fer et de la Société civile. Nous avons une énorme ambition pour le chemin de fer. Pour nous, ce n’est pas seulement une question de relance du secteur, de créer des conditions pour permettre de dégager des ressources afin de payer mensuellement ceux qui y travaillent. Ça va bien au-delà de ça. C’est pour cette raison que nous voulons mettre en présence les experts, les acteurs, les utilisateurs, les spécialistes d’aménagement du territoire, pour tirer le maximum possible de la réhabilitation du chemin de fer pour nourrir notre programme de conclusion».
Concernant le problème des policiers radiés en 1987, Me Mame Adama Guèye de soutenir, «qu’à les entendre, le citoyen lambda peut avoir la confirmation de deux questions : la prégnance de la pauvreté dans le pays et le mauvais traitement général des retraités. Les policiers radiés nous ont parlé de leur situation, du montant qu’ils reçoivent à titre de pension. C’est évident que cela pose la question de la pauvreté. La deuxième dimension résultant de l’exposé avec les policiers radiés c’est que ça recoupe un élément fondamental de notre vision qui est la question de l’éthique et de la solidarité sociale. Dans un Etat, tout le monde ne peut pas se prendre en charge. Une solidarité sociale doit s’exprimer au service de nos concitoyens». Devant les membres de la cellule communale, le président du Mouvement Sénégal Bou Bess souligne aussi que «les pensions ne permettent pas de couvrir le minimum de besoins des retraités».
nfniang@lequotidien.sn

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