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En visite hier dans quelques sites inondés des communes de Diourbel et Bambey, Aly Nguouille Ndiaye a préconisé quelques solutions. A Diourbel, plus de 500 ménages sont sous les eaux qui se situent plus ou moins dans 23 sites.

Le ministre de l’Intérieur, Aly Nguouille Ndiaye, accompagné d’une forte délégation, a été hier à Diourbel pour s’enquérir de l’état des inondations des trois départements de la région. Ce, après les pluies diluviennes qui ont occasionné d’énormes dégâts matériels sans compter les nombreuses familles obligées de quitter leurs maisons à cause des eaux. Lors de son passage à Diourbel, le ministre de l’Intérieur a visité quatre points sur les 23 sites les plus impactés de la commune de Diourbel. En effet, du quartier Cheikh Anta à la rue d’Avignon, M. Ndiaye a fait un arrêt au bassin de rétention de Ndar Gou Ndaw et chez sa tante, où le cortège est resté près d’une demi-heure à attendre sa sortie, avant de rallier le point de chute de la visite à savoir le bassin de rétention de Ndouka. Ainsi, ces chefs de famille, qui ont dû abandonner leurs concessions au niveau des sites de Glombite, Médinatoul, Ndiourbel Tock, Hlm route de Gossass, entre autres, n’ont pas eu la chance d’accueillir le ministre. Alors que ces points constituent les points les plus impactés de la commune sans compter le marché Ndoumbé Diop où des cantines sont submergées par les eaux. Aussi, rappelons que plus de 500 ménages pataugent au niveau de la commune de Diourbel et 23 sites inondés ont été dénombrés. Pour cet habitant du quartier Cheikh Anta, Mandiaye Ndiaye, ils ont besoin d’aide : «Depuis presque 56 ans, je suis dans ce quartier mais c’est la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Nous sommes toujours laissés en rade. Ici, plus de 50 familles sont sorties de leurs maisons et personne ne vole à notre secours. C’est juste les voisins qui s’entraident. Nous avons besoin d’actes car nous sommes trop fatigués. Les autorités nous donnent tout le temps du riz. Le riz ne peut en aucune manière nous soulager. Ce sont ces inondations qui nous inquiètent mais nous n’avons pas faim.»
Aly Nguouille Ndiaye est ainsi revenu sur l’objectif de cette visite avant de formuler quelques solutions pouvant aider Diourbel à sortir de cette situation. «Pour l’essentiel de ces points d’eau, ce sont des bassins qui sont remplis et qui commencent à déverser au niveau des maisons ou alors c’est de l’eau où on a du mal à trouver un exutoire. L’eau est emprisonnée sur de longue distance. Nous allons préconiser certaines mesures», a-t-il dit. Et, M. Ndiaye a fait savoir qu’il faut immédiatement éviter le débordement de deux bassins de rétention à savoir ceux de Ndar Gou ndaw et de Ndouka. Selon lui, Cheikh Anta est un point d’intérêt, parce que c’est sur une bande de plus d’un kilomètre où toutes les maisons sont sous les eaux et les populations sont sorties. «Dans l’immédiat, il faut amener des pompes de grande capacité pour déverser dans les réseaux d’assainissement vers l’exutoire que constitue la station de l’Onas et également trouver des tentes pour aider les populations à s’y loger.»
Par rapport à la commune de Bambey, M. Ndiaye a fait quelques précisions. «J’ai vu qu’il y a un chemin de passage d’eau qu’il faut curer encore. Les autorités locales ont curé au mois de juin, mais manifestement, l’eau ne coule pas dans le canal qu’il faut curer pour qu’elle circule. C’est une possibilité de réduire une bonne partie des inondations», a-t-il constaté. Toutefois, Aly Nguouille Ndiaye a signalé que la région de Diourbel aura une très grande part dans le plan Orsec. Ce, même s’il ne saurait donner la somme. «Je n’ai pas le montant en tête», lâche-t-il.

Les 6 bassins de rétention de la commune de Diourbel sont tous remplis
Le chef de service de l’Onas, Moussa Gaye, a ainsi apporté quelques précisions relatives à cette situation inquiétante. «Le bassin de Bambey se trouvait à l’extérieur de la ville et la mairie a fait des lotissements jusqu’autour du bassin. Et, par conséquent, le bassin se remplit, déborde et envahit les maisons. Les sapeurs-pompiers demandent souvent un arrêt du pompage.  A Bambey, actuellement, nous avons choisi un site pour l’extension.» Par rapport à Diourbel, M. Gaye est d’avis que c’est le remplissage des points de rejet d’eaux pluviales qui pose problème. «Nous totalisons 6 bassins et ils sont tous remplis. Nous avons une solution juste pour le bassin de Ndar Gou Ndaw. Tous les autres bassins sont remplis et nous ne pouvons rien faire.»

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