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Le ministre français en charge de la Coopération internationale, Jean-Baptiste Lemoyne, en compagnie de l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, a visité hier les ateliers de la société Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf). Une visite qui entre dans le cadre de la relance des activités de ladite société ferroviaire presque à l’arrêt depuis 6 mois.

La relance des activités de la société Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf) est-elle sur les rails ? En tout cas le ministre français en charge de la Coopération internationale, Jean Baptiste Le­moyne, en déplacement au Sénégal dans le cadre de l’inauguration des chantiers du Train express régional (Ter), a visité, mardi, les installations de la société ferroviaire. En compagnie de l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, M. Lemoyne a indiqué que «le plan de sauvegarde d’urgence» proposé par le nouvel administrateur de Dbf, Kibily Touré, doit être «mis en œuvre pour redonner une vie à ce rail». Car de l’avis du ministre français, le rail fait partie de ces projets qui ont un impact démultiplié sur l’environnement local et sur les populations». Déjà, signale-t-il, «la remise en service de cette ligne évitera la circulation d’un très grand nombre de camions générant parfois des accidents et de la pollution». Aussi «elle est fondamentale, parce que là où elle passe, elle est un poumon économique». Sans compter, poursuit-il, «une ligne comme Dbf, c’est aussi des gares, et celles-ci peuvent être le cœur d’une activité économique, commerciale». Ainsi et de déclarer que la «France sous l’ère de Emmanuel Macron a fait le choix de se réengager de façon importante en matière de partenariat solidaire avec nos amis. Cela se traduit dans nos budgets dès 2019 avec une enveloppe d’un milliard d’euros supplémentaire dédiée à des autorisations sur le terrain du développement. La France a été très présente avec le fer sur le Ter. Nous regarderons avec intérêt les dossiers présentés par le Dbf vu son impact sur la vie économique, sur les populations du Sénégal et du Mali, et simplement sur le monde», a-t-il promis. Aussi pense-t-il qu’en «réalisant un certain nombre d’avancées sur ce chemin de fer, à travers l’Agence française de développement(Afd), la France contribue aussi à atteindre ses objectifs de développement durable».
A sa suite, le nouvel administrateur de Dbf, Kibily Touré, qui avait à ses côtés son homologue malien, de revenir sur la visite des autorités françaises pour dire qu’elles sont venues «voir ce site merveilleux qui est un symbole de cette histoire commune que la France partage avec de nombreux pays d’Afrique dont le Sénégal. L’objet était de montrer à celles-ci l’existant, parce que notre défi à nous, je le répète, c’est de relancer les activités à travers le confortement de la voie ferrée, c’est-à-dire reprendre les tronçons défectueux et se munir d’une flotte de locomotives. Et en cela faire l’option du contrat de location pour pouvoir reprendre les activités», a expliqué le patron des cheminots, qui estime le plan de sauvegarde d’urgence à 20 milliards de francs Cfa. Et de prévenir : «Si nous ne parvenons pas à structurer un financement de 20 milliards de francs Cfa, ça me parait difficile de nous engager dans la structuration d’un investissement de 500 milliards de francs Cfa. Tous les amis du Sénégal et le Mali doivent pouvoir se retrouver autour de nous pour nous permettre de reprendre les activités assez rapidement.»
Au-delà, l’administrateur de Dbf est revenu sur le Ter, dont les chantiers ont été inaugurés, lundi, par le Président Macky Sall, pour préciser que «Dbf et le Ter ce sont deux logiques totalement différentes». Il explique : «Beaucoup ont cette manie de faire l’amalgame entre le Ter et Dbf. Je rappelle qu’il ne peut y avoir de nouvelle ville à Diamniadio si nous n’avons pas d’outils pour organiser la mobilité des personnes qui doivent s’y rendre. Et la vocation première de Dbf il y a 96 ans, c’est le transport de marchandises, essentiellement de l’arachide et du coton. Sa vocation première n’a jamais été le transport de voyageurs. Par contre le Ter c’est pour les voyageurs.»
nfniang@lequotidien.sn

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