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Abdoulayee Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale...

Quelques jours après l’incendie qui a fait deux morts et plusieurs blessés, Abdoulaye Diouf Sarr s’est rendu hier au niveau de la décharge de Mbeubeuss pour s’entretenir avec les éboueurs qui ont du mal à se relever après ce drame.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr n’était pas une star à Mbeubeuss où il s’est rendu quelques jours après l’incendie ravageur, qui a tué au moins deux personnes et fait plusieurs blessés au niveau de la décharge. Selon les éboueurs, il s’agit juste d’une visite teintée de promesses et sans «aucune mesure d’urgence». «Ma venue aujourd’hui (hier), c’est de m’enquérir de la situation mais aussi exprimer ma solidarité aux victimes et à tous les acteurs de cette plateforme de Mbeubeuss. Et j’ai une pensée aux deux personnes décédées mais aussi aux blessés. Et le vendredi prochain une journée de prière sera dédiée à ces deux personnes décédées», soutient le ministre de la Gouvernance locale et de la décentralisation.  Dans sa déclaration, il a soutenu que le chef de l’Etat a donné des instructions fermes sur la question de Mbeubeuss. «Il nous instruit de traiter cette question avec diligence, mais aussi d’une manière durable. Mbeubeuss, pour la soigner, il faut un travail très sérieux», avance-t-il. Autrement dit, la question de la délocalisation de Mbeubeuss est loin d’être réglée même s’il laisse entrouverte la possibilité de sa fermeture.  «En juin 2017, il y aura une étude de faisabilité qui nous dira quel est le meilleur schéma. Et quel que soit le schéma retenu la dimension sociale sera assurée pour préserver les emplois des acteurs qui sont effectivement sur la plateforme», se projette M. Sarr. Interpellé sur l’indemnisation des victimes, le ministre s’est montré très prudent : «Je ne veux pas avoir des propos prématurés de ce point de vue», s’est-il contenté de dire en promettant une audience dès la semaine prochaine aux responsables des recycleurs.

Poursuite des recherches
Cette visite n’a pas rasséréné le cœur des éboueurs qui sont encore traumatisés par cet incendie.  «Nous l’avons bien entendu mais aucune décision sérieuse n’a été prise. On ne nous considère pas comme des gens normaux. La preuve, chaque campagne, il n’y a aucune autorité qui vient ici pour voir la manière dont on vit. Cela leur importe peu», soutient Pape Ndiaye, un récupérateur qui écume cette décharge depuis 30 ans. Ces propos font écho aux différentes revendications des autres travailleurs du site. «Des milliers de pères et mères de famille sont là chaque jour pour gagner leur vie. L’Etat ne nous donne pas d’emploi mais, il doit tout de même assurer notre sécurité, c’est la moindre des choses», soutient Mme A. Sarr.
En attendant des lendemains moins douloureux dans ce cadre miteux, les recherches d’éventuels corps se poursuivent. Même si la police a bouclé l’enquête sur les circonstances du drame. Figé dans le désarroi, visage renfrogné, Seyni Keita sillonne les lieux du sinistre à la recherche de l’épouse de son grand-frère Binetou Sadio.  Mère de 5 enfants, elle est portée disparue. «Actuellement, nous ne savons pas quoi faire. On ne peut pas organiser ses funérailles. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu la certitude qu’elle est morte. Nous sommes allés à l’hôpital pour voir les corps qui y étaient, mais elle n y était pas», dit-il.
latifmansaray@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. Ministre de la gouvernance, c’est bien d’avoir une belle gueule et aussi des costumes a 1O.OOO euros, payés sur le dos de vôtre peuple, et encore on ne connait pas vos comptes en banques en France et en suisse. Continuez, vôtre peuple n’a de toute façon toujours rien compris.

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